Ma vie de gentleman farmer

J’étais tranquille, j’étais peinard, allongée sur mon lit, les pieds en l’air, en train de commencer l’écriture d’un roman fleuve quand mon téléphone a sonné. « Anne », indiquait-il. J’ai décroché.

  • « Dis, Natha, qu’est-ce que tu es en train de faire, là ? ». « Je suis en train de rédiger mes mémoires, pourquoi ? ». « Est-ce que par hasard tu aurais une demie heure à me consacrer ? ». « Là présentement ? ». « Oui, là présentement ».

Un léger doute a effleuré mon être. Cela s’appelle la méfiance, et c’est un sentiment bien naturel pour peu que l’on ait une famille comme la mienne.

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