Festivités

Ce week-end, à Lustin-les-bains, c’était foire au boudin

Ce week-end, à Lustin-les-bains, c’était foire au boudin.

Enfin, on dit kermesse, mais je trouve que foire au boudin, ça sonne mieux.

Je n’ai absolument jamais envie d’y mettre un pied (car je suis une vieille à la tisane), mais Caro incepte mon esprit plusieurs mois auparavant pour essayer de me convaincre que je crève d’envie d’y aller et je dois dire que ses inceptions fonctionnent relativement bien puisque, chaque année, on me retrouve debout sur les tables du café « Notre maison » en train de chanter, un verre à la main : « Femmes, Femmes, j’suis comme un soleiiiil qui brille dans la nuit ».

Jean-Luc Lahaye d’honneur

Qu’est-ce qu’une inception ? me demandera le public vieillissant de ce blog.

Eh bien, cela fait référence au film du même nom : « Inception », mais à prononcer à l’anglaise, of course.

Une inception est une opération délicate visant à faire germer une idée dans l’esprit de quelqu’un tout en lui laissant croire que cette idée est de lui. 

J’ai vu le film et Caro m’a avertie : « Tu ne vas rien comprendre » et c’est vrai, je n’ai rien catché, un peu comme si j’étais con comme un sous-plat.

Mais soit.

On s’en fiche, puisque de toutes façons, tout le monde meurt à la fin.

inception

Le Lustin du futur

trait

Voici donc un résumé de ce week-end particulier.

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Festivités

Comment ma (seule) grasse matinée est partie en fumée

S’il y a bien un truc chiant dans l’existence, c’est que je dois me lever tous les samedis, presque aussi tôt qu’en semaine. Car quand je ne vais pas à l’Académie, je dois travailler, et inversement.

gaston bureau

Imaginez-vous mon bonheur quand j’ai réalisé que ce samedi, pour la seule et unique fois de l’année, j’allais pouvoir faire une grasse matinée ?

blancheneige

La veille, j’avais décliné l’invitation du fréquent « vendredi-cousinade », prétextant que je suis vieille (ce qui est faux) et fatiguée (ce qui est tout aussi faux).

Comme je suis leur aînée et qu’ils ne doivent de ce fait le respect, mes cousins n’ont pas cherché à me persuader (ou alors juste un tout petit peu).

Car le vendredi, (vous le savez déjà peut-être car ceci apparait parfois en filigranes de ce blog), mes cousins mutent et se transforment en gang de chats de gouttière. Ils hantent les bars et le karaoké de la ville, hurlant à la lune, sortant les griffes, transformant leur sang en alcool et faisant saigner les oreilles du tenancier, qui répond d’un air blasé : « C’est mon métier » (mais on sent que quand mes cousins sont là, il regrette profondément son orientation professionnelle et rêve d’endroits plus cléments).

entrechats musique

« Shime bright like a diamond »

Au lieu de cela, j’ai regardé le téléfilm du vendredi soir avec Belle-Maman, ce qui était assez pauvre culturellement parlant, et puis je suis rentrée me coucher, tellement heureuse de ne pas devoir mettre mon réveil.

capitainemarteau

« Au dodo, vieille chose »

Je faisais encore un rêve chelou. Mère venait d’accoucher d’un petit bébé et je portais ma nouvelle petite sœur dans les bras (encore une ?) quand un grand fracas m’a réveillée.

Je ne suis pas dupe, je savais très bien ce qui se tramait : c’était ma sœur qui rentrait avec Esteban.

Ils gueulaient dans les escaliers.

Il faisait clair. Heure approximative : six heures du matin.

Là je me suis dit : Bon, ils me tirent d’un rêve, mais ce n’est pas si grave car ils vont s’écrouler dans l’appartement d’à côté et je ne les entendrai plus avant 15 heures minimum.

Ce qui fut une GROSSE ERREUR DE JUGEMENT DE MA PART.

Déjà la fois passée, Mathieu est rentré chez moi, a chanté quelques phrases de Rihanna dans ma chambre (Shime bright like a diamond) et est reparti comme il était venu.

Ce qui aurait dû m’inciter à être plus prudente et à fermer ma porte à clé.

passepartout

Je ferme toujours à triple tour

Comme de bien entendu, les deux zouaves sont rentrés chez moi.

Esteban s’est jeté sur mon lit en criant : « Ma grande cousine chérie que j’aime ! » et il a jeté ses chaussures en l’air. Il m’a serrée très fort dans ses bras. Son haleine sentait la tequila.

Caro répétait en boucle : « Je suis désolée, je te jure que j’ai essayé de l’en empêcher », mais au fond je sentais bien que tout cela l’amusait follement.

Cela a duré un petit moment, parce qu’Esteban voulait dormir chez moi et Caro essayait de le raisonner.

Puis il a dit : « Je sens que dans quelques jours, une histoire comme celle-là, elle va se retrouver dans le blog de Nathaliochka ».

C’est que c’est un visionnaire, mon cousin.

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Festivités

Pourquoi vous m’avez vue à maintes reprises traîner dans les bars

Ceux d’entre vous qui ont la télé (contrairement à moi qui vis dans la simplicité involontaire) ont constaté, en regardant les reportages de notre chaîne locale, que j’apparais dans à peu près TOUS les reportages liés aux ouvertures de nouveaux bars de Namur-city.

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Trinquons, My Lord

Oui, c’est vrai, c’est un constat, un fait, vous n’avez pas rêvé, ce n’est ni mon hologramme ni mon double maléfique.

Je ne suis donc pas là pour démentir ces faits ni pour me trouver un alibi, mais pour vous expliquer à quel point il s’agit d’un concours de circonstances.

Mardi soir, nous sommes allées manger un bout en ville avec Mère et les Sœurs. (Notez que noté de la sorte, on dirait un peu que je sors du Couvent, ce qui serait antinomique avec mon récit).

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Allez, tirez sur ce petit joint, Sœur Marie-Thérèse

En sortant du restaurant, Mathilde nous dit : « J’ai des amis qui viennent d’ouvrir un nouveau bar. On va aller boire des cocktails. »

Il était déjà 21h12.

Et moi, à 21h12, je prends mon médicament pour la tension et je vais me coucher (ce qui fait toujours bien marrer Sébastien qui me surnomme « la vieille aux chats »).

Je proteste donc. Non, nous n’irons pas boire des cocktails, je vais me coucher. Mère m’emboite le pas en décrétant qu’elle rentre elle aussi. Mais nous n’avons pris qu’une seule voiture et Caro nous dit : « N’exagérez pas, non plus : il est seulement 21h, on peut bien aller boire un petit verre tranquille. »

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Avions-nous le choix ?

C’est comme cela que nous nous sommes retrouvées au Botanical by Alfonse,  (bar que je recommande plus que vivement, mais là n’est pas mon propos).

Très vite, Mère, grisée par l’ambiance sympa et l’alcool de cerises griottes, a retourné sa veste.

Quand elle a déclaré avec beaucoup d’emphase : « J’en reprendrais bien un petit deuxième, moi », j’ai su que j’étais désormais seule dans l’équipe des vieilles aux chats et que contre celle des piliers de comptoirs, je ne pouvais absolument rien, et qu’il fallait que je fasse ce pour quoi j’étais venue, c’est-à-dire BOIRE DE L’ALCOOL.

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Cela faisait un petit moment déjà que nous étions entourées d’une petite équipe de télé qui faisait un reportage sur le bar en question, mais bon, nous essayions de faire abstraction.

Quand la journaliste est venue demander à Mathilde si elle pouvait l’interroger, elle a décliné l’invitation, renonçant en toute conscience à un futur statut de célébrité locale (en gros, elle savait que tous ses potes allaient se payer sa tronche si elle acceptait).

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Je veux un contrôle total de mon image

Quelques jours plus tard, et par sens de l’amitié uniquement, nous avons inauguré l’espace bar d’un ami antiquaire.

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Et… bien entendu, une équipe de Canal C était à nouveau présente.

Je le répète donc : C’est vraiment un hasard si les deux seuls jours de l’année où je sors, on m’a filmée dans des bars.

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Aussi, c’est pour lui faire sa publicité que Chloé et moi avons imaginé quelques mises en scène d’une incroyable créativité.

 

Festivités

Fêtes de Wallonie express

Le jeudi soir des fêtes de Wallonie, je me sentais vieille et fatiguée.

J’ai regardé Netflix en mangeant du riz au lait, confortablement parée de mon pyjama en pilou.

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Je devais me préserver pour le lendemain, car nous allions lancer un concept unique et novateur : la fête express.

A 18 heures, nos pieds ont foulé le sol namurois.

Vite vite, on a bu un petit verre pour nous échauffer.

snoopy

A 19 heures, mon cousin Estéban donnait un concert place Saint-Aubain. Nous sommes allées l’écouter et l’applaudir dans la foule en liesse.

foule en liesse

A 20 heures, les copines d’Adèle m’ont dit : « Tu serais cap’ d’aller chercher des pekets pour ta sœur ? ». Moi, évidemment, j’ai répondu oui et je leur ai dit : « Suivez-moi, on va jusqu’au bar là-bas (aubarlaba) ». En me suivant, elles m’ont demandé : « Mais tu connais ses goûts, au moins ?! ». « Oui, oui  » leur ai-je répondu « On va lui prendre quelque chose d’un peu exotique ». Ce à quoi elles ont acquiescé.

Arrivées au bar j’ai demandé quelques peckets au serveur qui m’a répondu : « Nous n’en n’avons pas ici, mais allez voir par-là », et il a tendu son doigt dans la direction opposée. « Merci, Jean-Pierre », lui ai-je répondu.

« C’est en face, les filles », ai-je affirmé. Et leur regard a commencé à devenir soupçonneux. « Qu’est-ce que tu as demandé à Jean-Pierre exactement ? », m’a demandé Loren. « Ben s’il avait des peckets ». Et elles ont ri.

« Mais non !’ s’est écriée Anne-Sophie. « On t’a demandé si tu serais cap’ d’aller chercher des mecs pour Adèle. Pas des peckets ! »

Ce qui a donné lieu à un des meilleurs quiproquos de tous les temps.

« tryphon tournesol

« Surnommez-moi Tryphon Tournesol »

Pour fêter ce grand moment, on a vite bu un petit verre.

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A 21 heures, nous sommes allées manger la traditionnelle tartiflette.

En chemin, un café diffusait de la musique entraînante et nous avons dansé. Mais vite. Sur une seule chanson. C’est tout l’intérêt de la fête express.

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« Boum boum boum boum, I want you in y room »

A 22 heures, nous avons croisé ma filleule. On lui a dit : « Nous, on y va. On rentre. » « Mais enfin, marraine, tu as vu l’heure ?! Il y a encore des bus, à cette heure-ci !!! », m’a-t-elle répondu avec toute l’insolence de sa jeunesse.

Voilà comment je suis rentrée, un vendredi soir des fêtes de Wallonie, à 22h30

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(Petite nouveauté dans ce blog, je vais commencer à introduire les dessins de mon agenda vintage – je vous expliquerai)img268

Festivités

Réveillon(s) les morts

La première chose que j’ai faite en 2016, c’est regarder « Mange, prie, aime ».

Obéissant à la première injonction (les deux autres sont trop compliquées pour moi), j’ai vidé un paquet de chips poivre et sel.

Alors, comme dirait Michel Vaillant (mon nouveau mentor depuis que je travaille à la Bédéthèque) : « On dirait bien que l’année démarre sur les chapeaux de roue ». Et c’est vrai. Ce film est un gros navet insupportable, je vous l’accorde. Mais pour les chips, j’ai une excuse : j’ai décidé de faire un mois sans sucre, donc les gâteaux au chocolat étaient prohibés. Aussi, il était important que j’absorbe beaucoup de sel pour compenser toute la sueur perdue sur la piste de danse du réveillon.

mangeprieaime« Délicieuse, cette Danette double chocolat »

Car le réveillon fut épique, comme l’attestent mon teint cireux, ma gueule de bois et mes choix cinématographiques.

Mon ami Laurent, spécialiste en festivités en tous genres et voyant la Saint-Sylvestre approcher à grandes enjambées, m’a donné un conseil que je veillerai dorénavant à mettre en application. Son truc : « ÉTALER la fête, six à huit minutes de grosse guinche dépravée et intense PAR JOUR, toute l’année, de façon à la rendre à la fois homéopathique et digeste. Prévoir des serpentins de poche. »

D’ailleurs, d’après mes calculs, les huit minutes recommandées sont largement excessives. Une minute de fête par jour couvrirait largement un réveillon digne de ce nom.

Je commencerai donc demain. Je mettrai un chapeau pointu, je soufflerai dans un mirliton et, sur un pas de danse à la John Travolta, je lancerai une poignée de confettis en hurlant « Bonne année 2017 » (Augusta passera l’aspirateur).

Cette méthode me semble plus appropriée que celle de passer une nuit entière de dépravation, parce que c’est vrai, quoi, je sens bien que j’ai un peu passé l’âge pour ce genre de conneries. « On n’a plus vingt ans, ma p’tite dame »

Bon allez, nous vous souhaitons une excellente année 2016, riante et chaleureuse.

réveillon de nouvel an - Nathalie Sacré

PS : Un peu de lecture pour ceux qui voudraient se faire un avis objectif sur le film. L’article s’appelle « Mange, prie, aime, mais ferme ta gueule ! ».