Ce week-end, à Lustin-les-bains, c’était foire au boudin

Ce week-end, à Lustin-les-bains, c’était foire au boudin. Enfin, on dit kermesse, mais je trouve que foire au boudin, ça sonne mieux.

Etant donné que je suis une vieille-à-la-tisane, je n’ai absolument jamais envie d’y poser le moindre orteil. Moi, je préfère toujours rester chez moi à zoner devant Netflix en mangeant des Carambar.

Mais chaque année, Caro incepte mon esprit pendant plusieurs mois pour essayer de me convaincre que je crève d’envie d’y aller. Et je dois dire que ses inceptions fonctionnent à merveille puisque, chaque année, on me retrouve debout sur les tables du café « Notre maison » en train de chanter, un verre à la main : « Femmes, Femmes, j’suis comme un soleiiiil qui brille dans la nuit ».

Jean-Luc Lahaye d’honneur

Qu’est-ce qu’une inception ? me demandera le public vieillissant de ce blog.

Eh bien, cela fait référence au film du même nom : « Inception », mais à prononcer à l’anglaise, of course.

Une inception est une opération délicate visant à faire germer une idée dans l’esprit de quelqu’un tout en lui laissant croire que cette idée est de lui. 

J’ai vu le film et Caro m’a avertie : « Tu ne vas rien comprendre » et c’est vrai, je n’ai rien catché, un peu comme si j’étais con comme un sous-plat. Mais soit.

inception
Lustin

Vendredi.

Je suis rentrée du boulot avec un mal de crâne tel qu’on aurait dit qu’un bricoleur forait des trous dans les cloisons de mon cerveau. Alors je me suis vautrée sous mon plaid et j’ai mangé plusieurs carrés de chocolat aux grosses noisettes en me faisant un shoot de paracétamol.

sinus

Mais ma cousine Noémie, contrairement à moi, est jeune. Elle a donc décidé de sortir et Caro lui a proposé de l’héberger.

Au milieu de la nuit, munie de sa clé, elle est rentrée discrètement et s’est installée sur un matelas.

Puis, vers 6 heures du matin (décidément, ça devient une habitude, cette famille qui me réveille aux aurores), Caro est rentrée chez moi, visiblement paniquée.

« Que se passe-t-il donc ? » lui ai-je demandé, la voix pleine de sommeil.
« Je crois que Noémie est somnambule » me répond-elle.
– Ah oui, ça se peut.
– Elle erre dans l’appartement, elle circule entre les meubles.
– Mais elle dort ?
– Ben justement… JE NE SAIS PAS. Si je lui parle, elle me répond des choses cohérentes. Et elle a les yeux grands ouverts, mais elle fait des choses insensées. Elle s’assied, puis elle se recouche. Elle me regarde dormir. Puis elle passe entre tous les meubles. Je flippe à mort !
– Faut pas avoir peur. Elle dort. Elle rêve. Elle croit peut-être qu’elle est chez elle. Ou ailleurs. Il se peut qu’elle se croie dans la salle d’attente d’un médecin. Ou elle fait ses courses chez Aldi.
– Je suis psy. Je vois des gens fous toute la journée. Mais une somnambule, c’est la première fois. J’ai peur !
– C’est faux. Quand elle était petite, Adèle était somnambule. Tu ne te souviens pas qu’elle est sortie de sa chambre pour venir uriner dans la boite se céréales en déclarant : « Ben quoi : je fais pipi ! » ?
– Évidemment que je m’en souviens (forcément, cette anecdote fait partie du top 10 des anecdotes familiales). Mais ces yeux ouverts, ça me fait flipper grave.

Somnanbule3

Là, prenant à bras le corps mon rôle d’aînée, j’ai décidé de rassurer ma petite sœur.

Je lui ai proposé de googler « somnambulisme » pour avoir des renseignements. « Gougueler ». En voilà une bien mauvaise idée. Peut-être aurais-je dû m’en douter. Car par plusieurs fois déjà, cette curiosité intellectuelle s’est retournée contre moi.

Quelques exemples de googelisations qui ont tourné au vinaigre :
– La fois où Marie-Paule a demandé à Célien de faire une recherche pour élargir son champ de connaissance en matière animale.
– Le jour où j’ai appris à mes dépens que j’étais trypophobe.
– La fois où j’avais un rhume et que Doctissimo m’a prédit que je n’avais plus que quelques heures à vivre.
C’est de cette manière qu’on a appris que les somnambules peuvent :
– Uriner dans les coins.
chienpisse
– Faire la vaisselle.
merlinvaisselle
– Baiser avec des inconnus.
drague
– Conduire en dormant.
dormir-au-volant
– Se défenestrer.
somnambule2
– Commettre un meurtre.
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Là, Caro a blêmi.
Elle a dit : « Je vais enfermer Nono à clé pour ne pas qu’elle se jette par la fenêtre depuis la cage d’escaliers. Mais de la fenêtre de chez moi, il ne peut rien lui arriver, même en arrachant la moustiquaire, parce que la fenêtre est trop petite pour s’y glisser ».
– Et en ce qui concerne les homicides ?
Ma sœur a réfléchi.
– Je ne sais pas… Tu viendras vérifier si je suis en vie en rentrant de ton boulot ?
– OK, pas de problème.
– Tu sais, Natha, si ça tombe, notre cousine tue des gens toutes les nuits.
– Oui, c’est possible. Et ce qui serait vraiment cool, c’est qu’elle traque les pédophiles pour leur arracher les couilles.
killbill
 On dirait que c’est l’argument qui a rassuré Caro car elle est retournée chez elle.

Samedi.

J’étais toujours aussi vieille et fatiguée.

J’ai regardé « Vendredi tout est permis » en pyjama, tellement heureuse que ma sœur n’ait pas l’air de vouloir m’obliger à « aller à cabaret », comme on dit par ici.

vutélé

Dimanche.

Le matin, c’était le traditionnel défilé de chars.

Le thème de cette année : les sept péchés capitaux.

Je me suis dit : Il n’y a vraiment qu’en Wallonie qu’on peut voir défiler des chars familiaux sur ce genre de thème.

Par exemple :

  • Le char de la colère mettant en scène la révolution française et proposant un petit atelier décapitation.
  • Le char de la luxure transportant un homme travesti en prostituée et ayant déguisé tous les enfants en petits cochons.
  • Une femme déguisée en Ferrero Rocher en train de fumer sa clope et boire une canette de bière.

L’après-midi, j’ai été interpellée par une femme très sympa qui a déclaré être une de mes fans. Du coup, elle voulait me payer à boire. On a un peu discuté.

C’était chouette, j’avais un peu l’impression d’être la Madonna de Lustin, qui ne peut pas faire un pas sans être repérée par la foule en délire.

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Puis Eugénie est venue me retrouver et on a un peu discuté du conflit Israëlo-Palestinien en mangeant des pains saucisse assises sur un talus.

Le soir, on s’est retrouvés entre cousins.

Pour une fois, on est restés calmes.

La nuit, j’ai été réveillée par un quidam qui appuyait sur ma sonnette avec insistance. Il sonnait alternativement chez moi et chez ma sœur. (Ici, je tiens à dire que d’habitude, ma sonnette ne fonctionne pas (simplicité involontaire), mais comme de bien entendu, le jour où on quelqu’un appuie dessus à 4h30, voilà que tout à coup elle se met à fonctionner).

J’ai cru que c’étaient mes cousins qui cherchaient le gîte pour le reste de la nuit. Je me suis donc levée. Caro était déjà sur le palier. Penchée sur le bastingage, elle observait la cage d’escaliers en demandant qui venait là à une heure aussi saugrenue. Elle avait les yeux hagards et l’humeur en pétard.

Un petit jeune homme est apparu. Bourré comme la Pologne, il a déclaré : « Je suis Jean-Guy, un ami de Stéphanie. »

Caro lui a sorti sa grosse voix cassante et lui a rétorqué : « Et si Stéphanie ne te répond pas, tu ne crois pas que c’est parce qu’elle dort ?!! C’est une raison pour sonner à tous les appartements de l’immeuble ??! »

« Pardon » a dit le petit Jean-Guy, un peu penaud.

Il est sorti et on est allées se recoucher.

C’est sur cette note agréable que s’est terminé ce weekend harassant.

Comment ma (seule) grasse matinée est partie en fumée

S’il y a bien un truc chiant dans l’existence, c’est que je dois me lever tous les samedis, presque aussi tôt qu’en semaine. Car quand je ne vais pas à l’Académie, je dois travailler, et inversement.

gaston bureau

Imaginez-vous mon bonheur quand j’ai réalisé que ce samedi, pour la seule et unique fois de l’année, j’allais pouvoir faire une grasse matinée ?

blancheneige

La veille, j’avais décliné l’invitation du fréquent « vendredi-cousinade », prétextant que je suis vieille (ce qui est faux) et fatiguée (ce qui est tout aussi faux).

Comme je suis leur aînée et qu’ils ne doivent de ce fait le respect, mes cousins n’ont pas cherché à me persuader (ou alors juste un tout petit peu).

Car le vendredi, (vous le savez déjà peut-être car ceci apparait parfois en filigranes de ce blog), mes cousins mutent et se transforment en gang de chats de gouttière. Ils hantent les bars et le karaoké de la ville, hurlant à la lune, sortant les griffes, transformant leur sang en alcool et faisant saigner les oreilles du tenancier, qui répond d’un air blasé : « C’est mon métier » (mais on sent que quand mes cousins sont là, il regrette profondément son orientation professionnelle et rêve d’endroits plus cléments).

entrechats musique

« Shime bright like a diamond »

Au lieu de cela, j’ai regardé le téléfilm du vendredi soir avec Belle-Maman, ce qui était assez pauvre culturellement parlant, et puis je suis rentrée me coucher, tellement heureuse de ne pas devoir mettre mon réveil.

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« Au dodo, vieille chose »

Je faisais encore un rêve chelou. Mère venait d’accoucher d’un petit bébé et je portais ma nouvelle petite sœur dans les bras (encore une ?) quand un grand fracas m’a réveillée.

Je ne suis pas dupe, je savais très bien ce qui se tramait : c’était ma sœur qui rentrait avec Esteban.

Ils gueulaient dans les escaliers.

Il faisait clair. Heure approximative : six heures du matin.

Là je me suis dit : Bon, ils me tirent d’un rêve, mais ce n’est pas si grave car ils vont s’écrouler dans l’appartement d’à côté et je ne les entendrai plus avant 15 heures minimum.

Ce qui fut une GROSSE ERREUR DE JUGEMENT DE MA PART.

Déjà la fois passée, Mathieu est rentré chez moi, a chanté quelques phrases de Rihanna dans ma chambre (Shime bright like a diamond) et est reparti comme il était venu.

Ce qui aurait dû m’inciter à être plus prudente et à fermer ma porte à clé.

passepartout

Je ferme toujours à triple tour

Comme de bien entendu, les deux zouaves sont rentrés chez moi.

Esteban s’est jeté sur mon lit en criant : « Ma grande cousine chérie que j’aime ! » et il a jeté ses chaussures en l’air. Il m’a serrée très fort dans ses bras. Son haleine sentait la tequila.

Caro répétait en boucle : « Je suis désolée, je te jure que j’ai essayé de l’en empêcher », mais au fond je sentais bien que tout cela l’amusait follement.

Cela a duré un petit moment, parce qu’Esteban voulait dormir chez moi et Caro essayait de le raisonner.

Puis il a dit : « Je sens que dans quelques jours, une histoire comme celle-là, elle va se retrouver dans le blog de Nathaliochka ».

C’est que c’est un visionnaire, mon cousin.

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Pourquoi vous m’avez vue à maintes reprises traîner dans les bars

Ceux d’entre vous qui ont la télé (contrairement à moi qui vis dans la simplicité involontaire) ont constaté, en regardant les reportages de notre chaîne locale, que j’apparais dans à peu près TOUS les reportages liés aux ouvertures de nouveaux bars de Namur-city.

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Trinquons, My Lord

Oui, c’est vrai, c’est un constat, un fait, vous n’avez pas rêvé, ce n’est ni mon hologramme ni mon double maléfique.

Je ne suis donc pas là pour démentir ces faits ni pour me trouver un alibi, mais pour vous expliquer à quel point il s’agit d’un concours de circonstances.

Mardi soir, nous sommes allées manger un bout en ville avec Mère et les Sœurs. (Notez que noté de la sorte, on dirait un peu que je sors du Couvent, ce qui serait antinomique avec mon récit).

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Allez, tirez sur ce petit joint, Sœur Marie-Thérèse

En sortant du restaurant, Mathilde nous dit : « J’ai des amis qui viennent d’ouvrir un nouveau bar. On va aller boire des cocktails. »

Il était déjà 21h12.

Et moi, à 21h12, je prends mon médicament pour la tension et je vais me coucher (ce qui fait toujours bien marrer Sébastien qui me surnomme « la vieille aux chats »).

Je proteste donc. Non, nous n’irons pas boire des cocktails, je vais me coucher. Mère m’emboite le pas en décrétant qu’elle rentre elle aussi. Mais nous n’avons pris qu’une seule voiture et Caro nous dit : « N’exagérez pas, non plus : il est seulement 21h, on peut bien aller boire un petit verre tranquille. »

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Avions-nous le choix ?

C’est comme cela que nous nous sommes retrouvées au Botanical by Alfonse,  (bar que je recommande plus que vivement, mais là n’est pas mon propos).

Très vite, Mère, grisée par l’ambiance sympa et l’alcool de cerises griottes, a retourné sa veste.

Quand elle a déclaré avec beaucoup d’emphase : « J’en reprendrais bien un petit deuxième, moi », j’ai su que j’étais désormais seule dans l’équipe des vieilles aux chats et que contre celle des piliers de comptoirs, je ne pouvais absolument rien, et qu’il fallait que je fasse ce pour quoi j’étais venue, c’est-à-dire BOIRE DE L’ALCOOL.

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Cela faisait un petit moment déjà que nous étions entourées d’une petite équipe de télé qui faisait un reportage sur le bar en question, mais bon, nous essayions de faire abstraction.

Quand la journaliste est venue demander à Mathilde si elle pouvait l’interroger, elle a décliné l’invitation, renonçant en toute conscience à un futur statut de célébrité locale (en gros, elle savait que tous ses potes allaient se payer sa tronche si elle acceptait).

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Je veux un contrôle total de mon image

Quelques jours plus tard, et par sens de l’amitié uniquement, nous avons inauguré l’espace bar d’un ami antiquaire.

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Et… bien entendu, une équipe de Canal C était à nouveau présente.

Je le répète donc : C’est vraiment un hasard si les deux seuls jours de l’année où je sors, on m’a filmée dans des bars.

trait

Aussi, c’est pour lui faire sa publicité que Chloé et moi avons imaginé quelques mises en scène d’une incroyable créativité.

 

Avoir une sœur de 15 ans

Tradition oblige, vendredi passé, Caro et moi étions chez Père (vendredi-papouni).

La semaine de travail ayant été éprouvante, nous étions affalées dans le canapé, sous un plaid, une petite verveine à la main, nous apprêtant à regarder « Les Reines du shopping » quand Axelle est rentrée de l’école.

affalé« On me parle ? »

Elle avait les joues rosées de celle qui vient du froid et le cheveu en bataille. Elle semblait excitée comme une punaise sous amphétamines. 

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« Nous, on a jamais le cafard »

D’abord, j’ai cru que c’était parce qu’elle avait eu le droit de revenir en bus et qu’elle y avait croisé ses amis Kévin et Brittany et qu’elle avait fumé des clopes avec eux et discuté ensemble du type qui vient de sortir de prison et qui leur fout la trouille à l’arrêt de bus (des fois, sa réalité me fait peur).

Mais je me méprenais.

Elle avait à peine ôté sa veste qu’elle nous a dit : « Je sais ce qu’on va faire le jour de mes 16 ans« .

Ses 16 ans, ce sera le 20 juillet.

univers

« Mon esprit, à ce moment-là »

Qu’elle se projette aussi loin (ici c’est : soir de novembre – vent qui souffle au dehors – bonjour tristesse) pourrait très bien être la preuve qu’elle dispose d’un grand talent d’anticipation mais, croyez-en ma pauvre expérience, une ado de 15 ans qui se projette de la sorte, qui plus est le jour d’une date phare (majorité sexuelle), ça nous prépare une belle pagaille.

Et je voyais bien que Caro, elle aussi, flairait l’oignon, parce qu’elle m’a adressé un regard à l’arcade sourcilière relevée, un regard inquiet empli de méfiance et de points d’interrogation.

Axelle a continué : « On va aller en boite ».

STUPEUR ET TREMBLEMENTS.

Là, pour tenter de gagner des secondes et faire un peu d’esbroufe, j’ai feinté : « En boite de conserve ? »

tupperware

« Ce soir, on sort en boite de Tupperware »

Et elle a répondu l’impensable : « Non, en boite de nuit ».

boite de nuit

« Déca-danse »

Pensez-vous bien : J’ai 37 ans, on était vendredi, j’étais sous un plaid, je buvais un pisse-mémère et, la dernière fois que je suis sortie, je suis rentrée à 22h30.

Autant dire que de là à prétendre que j’aime le scrapbooking et le crochet, il n’y a qu’un pas.

tricot

« Je tricoterais bien un pull pour mon enfant imaginaire »

Et je n’étais pas au bout de mes peines car elle a ajouté : « A Charleroi ».

Puis : « Une soirée techno »

« Où on nous badigeonne de fluo ».

fluo

« T’as vu mon cul ? »

Un grand silence a régné.

Jamais je ne voudrais refuser quoi que ce soit à cette Sainte Enfant.

Alors je l’ai jouée à la cool en déclarant d’un air entendu : « Ok, chérie. On ira en boite à Charleroi dans ta soirée-techno-fluo ».

Elle était ravie. Elle a donné une dernière précision en disant que là-bas, les jeunes de 16 ans ne peuvent boire QUE 4 vodkas.

Caro s’est indignée : « Seulement quatre ???!!! », mais nous ne sommes pas certaines qu’elle ait compris notre sarcasme.

C’est à ce moment qu’un éclair de génie a traversé ma cervelle et je me suis écriée « Oh mais tu sais, Axelle, qui adorerait venir avec nous et ne rater ça pour rien au Monde ? C’est Mélanie. »

Car il n’y a pas de raison que ma meilleure amie échappe à ce futur grand moment de gloire. On est solidaire ou on ne l’est pas. D’ailleurs, c’est connu, il faut toujours emporter une carolo avec soi.

rappeuses« Allez les goumiches, on est dans la place »