métier de bibliothécaire

Grosse fatigue

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Oui, je sais, je l’avais déjà faite, cette vanne pourrie. Mais mon grand objectif du moment est de reprendre les gags de ce blog avec les nouveaux personnages (Natha et Monaco). En bref, je remasterise. Il y aura donc des redites, mais il y aura du sang frais aussi, bien entendu. C’est qu’on ne se moque pas de vous ici, voyez-vous.

métier de bibliothécaire

Reconversion

Au château, nous avons nos habitudes. Qui sont peu à peu devenues des rituels immuables.

Parmi la foultitude d’obligations imposées par la communauté, je ne m’attarderai pour l’instant que sur celles qui régentent nos soirées dominicales.

Le dimanche, il est de coutume que nous nous installions devant l’émission « sept à huit » (étrangement diffusée de six à sept). Puis se présente à nous un choix cornélien : pizza à emporter ou frites dorées.

La semaine où fut diffusé un reportage sur les putes de luxe travaillant en Suisse, j’émis tout haut une idée devant mes colocataires.

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métier de bibliothécaire

Bibliothécaire : un métier sexy ?

Je l’ai dit, je l’ai redit, je le répéterai encore souvent : Oui, bibliothécaire est un MÉTIER.

Au même titre que boucher, dentiste ou chiropracteur.

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Pour devenir bibliothécaire, il faut faire des études de bibliothéconomie. Comme je l’ai précisé un jour dans une quelconque administration.

Mais cela ne s’orthographie pas comme l’employée l’a consigné dans sa fiche, non.

Si je dis que c’est un métier, c’est que j’ai reçu, au bout de trois mirifiques années, un papier attestant que j’ai séjourné, avec mes amis et mes professeurs, dans un orphelinat insalubre construit sur un cimetière indien, que j’ai participé à leurs examens (examens visant une matière la plupart du temps inaccessible à la compréhension humaine mais étant censée nous être limpide) et que, non contente d’y avoir participé, je les ai réussis (haut la main, bien entendu, mais est-ce la peine de le préciser ?)

 

« Ca y est, les gars, on est des gras d’Huez »

Oui, c’est vrai, ma profession inspire (malgré une grande opération « coup de jeune » infructueuse) nombre de stéréotypes.

Une bibliothécaire, c’est une vieille fille qui :

  • N’a pas trouvé de mari et vit chez ses parents
  • Se coiffe avec un chignon
  • Porte des lunettes qui tiennent avec un fil
  • Se vêt d’une jupe qui tombe pile en dessous des genoux
  • Montre une certaine addiction pour les pulls en angora arborant une tête de chat ou de berger allemand.

D’ailleurs, les chats, elle les adore. Et les plantes vertes, aussi.

« Mon p’tit Pacha, viens travailler à la bibliothèque avec Bobonne »

Et puis, elle est obsédée par l’ordre (tout comme moi) et rêve de coucher avec un écrivain célèbre (Sartre ou Camus), et tant pis s’ils ont franchi il y a bien longtemps les barrières de l’au-delà. Car ce n’est pas l’enveloppe corporelle qui importe le plus chez un homme : il faut qu’il phosphore du bulbe rachidien avant tout.

« Jean-Paul, vos écrits m’ont percutée »

Mais j’ai envie de dire : « Détrompez-vous ! Il est sympa, le métier de bibliothécaire ».

Voilà pourquoi.

  • On apprend à plastifier les livres. C’est très pratique. D’ailleurs, chaque mois de septembre, je me coltine les piles de livres scolaires de mes amis qui ont des enfants. Leur technique pour me pigeonner : soit ils me caressent dans le sens du poil en me disant que je suis une experte, soit ils m’amènent de pauvres cahiers martyres couverts d’énormes bulles d’air, et là je dis « Donne-moi ça ».

 

  • On apprend à transformer les lettres en chiffres. Par exemple, A c’est 1, B c’est 2, N c’est 14, … Allez-y, lancez-moi une lettre : je sais vous répondre du tac au tac, c’est très utile dans la vie courante (si,si, je vous jure).

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« Je vous mets au défi »

  • On doit savoir pousser des chariots. Alors là, à charge de revanche contre de permis de conduire que j’ai eu beaucoup de mal à obtenir, avec ces engins, je m’en donne à cœur joie. Je suis même devenue experte dans les créneaux, c’est vous dire.

 

 

 

 

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 « Alors, elle est pas sexy, la lecture publique ? »

  • On apprend à catégoriser le Savoir (qui est infini) et à le faire rentrer dans les cases étriquées du monde des chiffres. Par exemple : les livres sur la sexualité des fourmis rouges d’Australie seront classés en  595-176 (994). (En France, on utilise la Dewey et en Belgique la CDU)

dewey« Ce genre de langage m’excite, Herbert »

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  • L’œuvre de Barbara Cartland n’a plus aucun secret pour nous.

Dame Barbara Cartland« Barbara. Sa vie, son œuvre, son bichon »

  • On côtoye nombre d’enfants pour leur raconter des histoires et établir avec eux un lien de confiance et leur transmettre le goût de la lecture.

« Et à la fin ils meurent tous dans d’atroces souffrances »

Voilà quelques raisons parmi tant d’autres qui font de mon métier un métier cool et sexy.

Et si, malgré tout, vous avez encore quelques doutes quant à la sexytude de cette vocation, demandez à Batman ce qu’il a de prévu cet après-midi.

40de823089c1270b4debe49d8eb9b6a5« ça vous en bouche un coin, hein ? »