Carnets d'atelier

Ambiances d’atelier

Ces derniers temps dans l’atelier :

Un peu de déménagement/réaménagement, autrement dit « foutoir »…

Le chef-d’oeuvre d’un enfant de deux ans…

Une illustration beaucoup plus grande qu’à mon habitude (presque un A3, je pense) …

Qui m’a donné envie d’en faire une autre, toujours un bord de mer, dont voici les étapes de réalisation.

J’ajoute ici d’autres images plus petites, plus anciennes, faites dans un carnet, sur le même thème, que je n’avais pas encore scannées si mes souvenirs sont bons.

Sans oublier que Laurence s’est cassée en Grèce pour la semaine mais qu’elle m’a laissé un peu de boulot à l’atelier de céramique…

Et, en bonus, un portrait de moi, vue par Sophie.

Carnets d'atelier

Mauve

D’abord un jet d’encre mauve aléatoire sur une grande feuille. Séparée en quatre pour quatre illustrations différentes.

Quelques croquis très sommaires pour se faire une idée du sujet…

Encre de Chine en action…

Puis bien entendu les crayons de couleur… Et l’affaire est jouée.

Il y a aussi un dessin que j’ai encadré pour Isabelle. Comme il était dans les mêmes tons, c’était joli, et dessus il y a des ancolies, pour la mélancolie.

Une fois terminées, j’ai mis mes réalisations bien à l’abri dans des pochettes, devant un grand dessin dont je suis très contente et qui représente un bord de mer.

Point de vue – 13×18 cm
Le toboggan – 13×18 cm
Attraction – 13×18 cm
Baignade – 13×18 cm
Mélancolie – 10×15 cm – Vendu
Carnets d'atelier

Inktober

Comme j’étais un petit peu en retard sur le challenge Inktober, je me suis rattrapée aujourd’hui en en faisant plusieurs. Deux thèmes ne me parlaient pas du tout (« main » et « symétrie »), je les ai donc remplacés.

J’en profite pour vous poster quelques photos d’ambiance d’atelier, ça faisait longtemps… Avec une petite visiteuse, le Pimousse en personne, qui met la main à la pâte.

Carnets d'atelier

Coquelicots et fleurs sauvages

Un champ de coquelicots à la nuit tombante. S’arrêter. Photographier.

D’autres fleurs des champs qui semblent s’en mêler/ s’emmêler.

Des lumières qui s’allument au loin, petits points de feu.

Un insecte qui se balade sur les tiges.

Une liane de petits coeurs qui semblent ne s’adresser qu’à moi.

Les croquer dans un carnet.

Carnets d'atelier

Fleurs sauvages et belles plantes

Grosse insomnie qui me fait quitter mon lit à six heures du matin. Je décide de descendre à l’atelier, l’oeil hagard et le cheveu rebiqué.

Visiblement, Stanislas trouve que ce n’est pas une heure pour s’y mettre et tente d’empêcher mon génie de s’exprimer en faisant un sitting sur ma tablette d’aquarelles.

Une fois le chat éjecté, je peux me concentrer sur un moment vécu la veille, la petite Hannah qui se promène le long de l’eau et des fleurs.

Un croquis à l’encre … Une légère esquisse à l’eau.

Je rajoute plein de crayon par ci et un soupçon d’acrylique par là.

J’aime bien photographier les petits tests couleurs dans les marges. C’est poétique et ça indique bien la palette qui nous a inspirée.

Toutes ces belles fleurs m’ont donné envie de m’attaquer à un sujet délicat de par leur légèreté et leur transparence : les coquelicots, photographiés autrefois quand il m’arrivait encore de crapahuter dans les champs.

Carnets d'atelier

Les apparences

Ce matin, j’avais envie de m’installer tranquillement au jardin et de peindre, ce qui ne m’était plus arrivé depuis longtemps. Ce que j’ai fait.

Mais mon cerveau a décidé qu’il en irait autrement.

Je ne vous en avais pas parlé ici parce que j’avais décidé de ne pas le faire. Parce que j’estime que c’est extrêmement privé et relativement gênant. Je ne sais pas pourquoi je le fais aujourd’hui. Un trop plein ? Mais je souffre de dépression depuis de nombreux mois et j’ai été mise en arrêt maladie longue durée.

Apparemment c’est parfois difficile à croire. Parce que je suis tout sourire. Parce que je suis rire. Mais parfois je donne le change. Ce n’est pas un effort pour moi, cela me vient naturellement, de donner le change. Et puis c’est vrai, je suis aussi rires et sourires. Heureusement. Visiblement, l’un n’empêche pas l’autre. Cela s’appelle « Une dépression souriante », et le terme me plait car il me décrit assez bien, dans mes contradictions.

La dépression est une maladie compliquée à comprendre pour qui ne l’a pas vécue de l’intérieur ou via l’entourage proche. Tout à coup le gouffre s’ouvre devant nos pieds, sans raison apparente parfois, ou pour des raisons que l’on a marre de ressasser en boucle. Et soudain tout est devenu impossible, jusqu’à la moindre respiration.

Oui elle est difficile à comprendre et les lieux communs sont pléthore, entre « Secoue-toi un peu », « Mais pourtant tu as tout pour être heureuse » et « Tu verras, quand les beaux jours vont arriver, tout ira mieux », « La dépression c’est la maladie du manque de courage » (Jung en personne, apparemment) que j’ai la chance de n’entendre que très peu voire pas du tout, étant bien entourée.

Si je vous parle de cela, c’est parce que justement le gouffre s’est ouvert sous mes pieds alors que je peignais au jardin.

Bon d’accord, j’écoutais « Blizzard » de Fauve et cette chanson que je connaissais déjà mais peut-être sans y prêter assez attention m’a percutée de plein fouet tant elle entre en résonance avec certains de mes démons.

Et je me suis mise à souffrir moralement tout en peignant un paysage dans les tons magenta, ce que je trouvais extrêmement antagoniste.

C’est de là qu’est partie ma réflexion : Ce soir je vais poster des photos idylliques (parce que je ressens en ce moment le fort besoin de partager mes avancées graphiques) et mon entourage va penser que je me la coule douce au soleil alors qu’intérieurement c’est le chaos le plus sombre qui puisse être.

D’où mes questions :

Peut-être suis-je comme ces personnes que je critique parfois, qui semblent étaler leur bonheur sur les réseaux sociaux alors que l’on sait que derrière, il y a crise ?

C’est une attitude humaine assez courante et simple à expliquer, entre envie de ne pas inquiéter les autres, besoin de se leurrer et envie de faire miroiter ce que l’on est pas. Ce n’est pas si grave à mon sens, peut-être juste un brin interpellant.

Mon second questionnement est plus fondamental. Pourquoi ce décalage presque systématique entre ce que je ressens et je peins ? Je ne nie pas que je suis couleurs vives, joie et allégresse. Mais parfois, pour qui me connait bien, je peux aussi être sombre, et cela ne transparait absolument pas dans mes peintures et dessins. A un tel point que souvent, je me demande si, à force de dessiner des petites filles qui observent des plans d’eau et à force de peindre des nénuphars, je ne serais pas en train de passer à côté de moi-même, de ce que j’ai vraiment envie de montrer, d’exprimer. En gros, je peins des fleurs roses alors que je voudrais clasher de l’encre de chine sur une toile immense que je pourrais ensuite lacérer. Je joue au vieux bonhomme barbu installé tranquillement dans son jardin (Monet) alors que je suis quand-même un rien David Lynch (qui, en fait, est peut-être, selon moi, à l’inverse, un « faux torturé », mais soit).

Et ce matin, un peu par magie, je reçois un magnifique cadeau de l’existence via le commentaire de Malyloup qui me dit « Je ne pourrais pas me lasser de tes nénuphars, ils me transportent dans des ailleurs qui me comblent ».

La formule, en plus d’être poétique, m’a donné un élément de réponse : Et si, en fait, je peignais presque systématiquement « Des ailleurs qui me comblent »?

En réponse à tout ce qui ne me comble pas. En réponse aux vécus douloureux. En réponse à la tragédie. En réponse à ma parfois trop haute mélancolie.

Cette piste me semble importante à suivre.

Et en attendant, apprenons à ne pas toujours nous fier aux apparences.

« Parce qu’on est de ceux qui guérissent » – FAUVE

Carnets d'atelier

Des étangs et encore des étangs

Il y avait un bloc de feuilles qui traînait dans mon atelier. Et, quand je l’ai ouvert, la première feuille était couverte d’une ancienne expérimentation faite de brou de noix et autres couleurs. J’ai décidé de la récupérer et de la couper en deux afin d’en faire le décor de deux dessins.

La voici :

Voici le premier dessin à différents stades d’avancement.

N

Et voici le second dessin.

Et puisque vous avez été sages, je vous en rajoute d’autres, qui parlent de … devinez quoi… d’étangs et de nénuphars.

Ici, de nouveau deux images sur une même page. J’aime bien photographier ça, cela fait des envers et des endroits.

Carnets d'atelier

Pissenlits

Eclabousser dehors.

S’inspirer dans les livres.

Tendre la feuille pour la préparer à l’aquarelle.

Laisser sécher la première couche.

Sentir (en toute modestie) le chef-d’oeuvre pointer le bout de son nez.

Défaire le scotch.

Poser parmi les fleurs .

Demander l’avis d’Akatek.

Qui trouve qu’ici c’est bien aussi.

Pissenlits – 13X18 cm
Carnets d'atelier

Ambiances d’atelier

Des taches aléatoires pour le décor, faites lors d’une mince éclaircie.

Y voir des montagnes.

Y placer des poussins qui portent des drapeaux de prières.

Esquinter sa plume

Et rogner ses crayons.

Parvenir (douloureusement) à ses fins.

Ecouter les conseils de Claude, qui me disait toujours : « Si tu as le cafard, peins des nénuphars ».

Petits tests couleur en marge du dessin…

Et hoplà