Célibat

Les téléfilms de Noël Versus la Vraie Vie

Mel-Bichon et moi, on aime bien les téléfilms de Noël. Elle laisse les enfants à la garderie en disant à Madame Sabrina qu’elle a eu un contretemps. On se remplit des grands verres de gin et on se fout sous un plaid. 

C’est là que Clemsou appelle pour nous proposer de la rejoindre boire un vin chaud au marché de Noël. “On ne peut pas, Clemsou, on a déjà tant de projets et de sollicitations”. 

Clemsou, à qui on ne la fait pas, répond : “Comme je vous comprends, les filles. Moi aussi j’ai un nouveau but dans la vie : c’est rester le plus possible chez moi”. 

On ne se refait pas. On a bientôt 40 ans, il fait froid dehors, et Courtney est en train de faire un tour en calèche avec Derek, ce qui signifie que le moment est décisif.

Mélanie me rassure : “Ne t’inquiète pas, je sais que le suspense est insoutenable, mais je pense que ça finira bien”.

Parlons de ça : le fait que cela se termine bien. Contrairement à la vraie vie, qui se termine mal (la mort) et sans balade en calèche.

Parce que dans les téléfilms de Noël, tout est toujours différent de la vraie vie.

Décortiquons le phénomène.

Dans le téléfilm, l’héroïne porte toujours un prénom mièvre. Du genre Cristal. De préférence avec un “y”. 

Crystal est blonde, mince, elle a le teint frais, elle se fait des boucles au fer à friser chaque matin (où trouves-tu le temps de faire ce genre de choses, Crystal ?) et elle porte des pulls roses en angora.

Dans la vraie vie, il se peut que tu aies des cheveux blancs, que tu sois obèse, que tu tapes sur ton réveil plusieurs fois chaque matin et que du coup tu te retrouves au boulot avec des cernes sous les yeux, un pull informe, la crolle au vent, la gueule de travers.

Il se peut aussi que tu cumules tout cela.

Si, si, je t’assure, c’est plus que vraisemblable.

Crystal est célibataire et ça, c’est à peu près la seule chose que tu aies en commun avec elle. Mais il va sans dire que dans ton cas, c’est louche et dans le sien, c’est juste qu’elle a privilégié sa carrière à ses amours (un peu comme toi, ceci dit). 

Mais l’horloge biologique de Cricri commence à la tarauder, là où toi, tu es carrément périmée et elle réalise qu’elle est peut-être passée à côté d’une valeur essentielle : l’amour à partager autour d’une bonne tasse de chocolat chaud dans laquelle on balance des marshmallows.

Non mais Crystal! Comment fais-tu pour rester si mince ? Moi si je fais ça mon insuline battrait tellement la campagne que le Smur m’embarquerait sur le champ.

Avez-vous remarqué qu’il y a toujours une histoire de soeurs jumelles dans les téléfilms de Noël ? Qui décident de s’échanger leur vie. La vie de Crystal contre celle de Candy.

En vrai : jamais tu n’échangerais ta vie contre celle d’une de tes soeurs. Il y en a une qui a un bébé qui pleure la nuit, une autre qui doit se lever avant six heures du matin pour aller jusqu’à Bruxelles et une autre qui jongle avec des couteaux de cuisine. Bon, vous me direz, vu que tes soeurs ne sont pas tes jumelles, cela ne pourrait pas fonctionner. Je crois que si l’une d’elles se pointait au bureau à ta place, tes collègues se rendraient assez vite compte de la supercherie.

Et si ton mec réalisait subitement qu’il n’existe pas qu’une seule version de toi mais deux, il partirait en courant en hurlant “au secours, pas encore elle !”.

Le héros, quant à lui, s’appelle Brad.

Brad est célibataire, lui aussi. Mais c’est à cause d’un vilain coup du sort. Brad est veuf.

C’est bien, un veuf. Il a été marié, donc il n’a pas de problèmes d’engagement, ce n’est pas de sa faute si sa femme est morte (ou alors on quitte définitivement le conte de Noel pour virer thriller islandais) et comme il a souffert, cela le rend d’autant plus craquant.

Avec un veuf, on se met en mode challenger pour lui rendre le sourire ultrabright qu’il a perdu durant la déroute qu’a été cette épreuve.

Brad porte de longues écharpes sur un grand manteau ouvert et chic.

Dans la vrai vie, je ne pense pas que le prénom Brad coure les rues de Namur-city. Et les veufs trentenaires sont plutôt rares.Tu tombes sans arrêt sur le célibataire chelou resté sur le carreau car il a des soucis d’engagement. Celui qui préfère jouer à la console en bouffant des Chipitos habillé en sarouel.

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Puisqu’il a eu une vie avant toi, Brad-le-veuf a des enfants. Mais attention, pas n’importe quels enfants : des enfants charmants.

Là encore, on sent que le téléfilm essaye de nous rouler dans la farine. Car tout le monde le sait pertinemment : les enfants charmants, ça n’existe pas.

Et en plus, Il y zéro chance pour que tu sortes avec un type qui a des gosses. Charrie pas. Et même s’il y avait la moindre chance que ce soit vrai, ses gosses te hurleraient “T’as rien à dire, t’es pas ma mère”  et tu leur retournerais une tatane dans la tronche pour bien leur faire comprendre que si, c’est quand-même toi qui décide.

Crystal a un chien. Un beau labrador blond qui garde le noeud d’emballage qu’on lui a mis autour du cou.

En vrai : ton chien est censé être blanc mais, à force de s’être roulé dedans, il ressemble à une grande bouse de vache, sans parler de l’odeur. Et si tu essayes de lui mettre du ruban autour du cou, il se roule sur le tapis, faisant tomber la table basse du salon sur laquelle se trouvait un verre qui se brise en mille morceaux et, quand tu te mets à les ramasser, un éclat va se ficher dans ton doigt et te fait souffrir pendant des jours, jusqu’au moment où ton corps l’expulse et que tu t’écries devant tes collègues ébahis : “Je perds un morceau de verre !” (véridique)

Brad, quant à lui, possède un chat. Un chaton qu’il a offert à ses enfants pour leur faire oublier un instant que leur maman est partie dans le ciel. Le chaton a les yeux bleus et ne perd pas ses poils. 

En vrai : Ton chat se jette sur les décorations avec des yeux maléfiques, comme si les guirlandes étaient Le Haut Mal. Et il t’a pété toutes tes boules, y compris les jolies vintage qui te restent de ta grand-mère et auxquelles tu tenais beaucoup. 

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Dans le téléfilm de Noël, Brad décide d’emmener Crystal à la patinoire. 

C’est quoi ce plan de merde ? Il ne peut pas l’inviter à aller siffler du gin au bar du marché, comme tout mec civilisé ? Et profiter du fait qu’elle ait un verre dans le nez pour tenter de la ramener chez lui ?

Non, Brad en a décidé autrement, il se la joue plan romantique à la pati.

Mais bon sang de bois, Brad ! Tu ne réalises pas qu’à la pati, il fait moins mille degrés et que du coup, ça donne des joues rouges et la goutte au nez ?

Je ne sais pas comment fait Crystal pour rester fraîche mais toi, tu renifles en mode marsouin, avec raclements de gorge et tout et tout. Bonjour la romance.

Et ne parlons même pas du fait que personne ne tient sur ses deux quilles, dans une patinoire. C’est un endroit où personne n’est plus allé depuis ses 8 ans, donc niveau équilibre, on fait mieux.Tu vas me dire, c’est peut-être le plan secret de Brad : faire chanceler Crystal pour pouvoir la rattraper dans ses bras. Parce que lui, il tient sur ses deux patins. C’est quoi le truc ? Il s’entraîne seul chaque samedi depuis le décès de sa femme en espérant pécho une meuf le jour où il sera de nouveau prêt à aimer ? Ou essayerait-on à nouveau de nous dire que les hommes tiennent instinctivement debout alors que les femmes sont des petites créatures qui crient : “Tiens-moi, Brady, je sens que je vacille” ?

Toi, si tu tombes sur Brady pour qu’il te ratrappe, autant te dire qu’il vaut mieux qu’il ait de la force dans les bras.

Sophie m’a même raconté qu’à la pati de Namur, ils proposent aux personnes qui ont des problèmes de stabilité de s’accrocher à un grand dinosaure en plastique. Oui, je sais, je te fais rêver, Bradounet.

Après la patinoire, Brad propose d’aller manger des cupcakes dans un salon de thé. 

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Il va falloir qu’on m’explique, ce que c’est, le délire avec les cupcakes. C’est un putain de quatre quarts tout sec sur lequel on tape des colorants roses et des paillettes. Non mais c’est immonde ce truc.

Et dans la vraie vie, dans les salons de thé, il n’y a que des vieilles dames agressives qui se parfument trop, qui portent des peaux de renards autour du cou et qui te font des croche-pieds avec leur canne. Pas vraiment le bon lieu pour un plan drague, quoi.

Et pour couronner le tout, la neige commence à saupoudrer les maisons de ses blancs flocons. Crystal et Brad n’ont même pas froid.

En vrai : Il pleut sans discontinuer et le ciel est d’un gris tellement blafard que tes endorphines se font la malle et que tu pleures dans ton salon en portant tes luminettes qui te donnent un air d’extra-terrestre.


Enfin, je vous dis tout ça, moi, c’est juste pour vous partager mon analyse et vous dire, en résumé, que la vie craint le boudin.

Mais bon, ça, vous le saviez déjà.

Célibat

Joyeuse Sans-Valentin

Rares sont les personnes aussi célibataires que moi.

Je sais, cette phrase sonne un peu bizarre car il n’existe pas de gradation dans le célibat. On l’est ou on ne l’est pas. Mais quand-même : s’il était une discipline sportive, je serais certainement championne olympique et je me pâmerais dans les couloirs de l’existence avec ma médaille en or autour du cou.

Mais le monde est ainsi fait qu’hélas, le célibat a mauvaise presse, en particulier quand il est en CDI comme le mien.


A entendre d’autres célibataires (les autres rares laissés pour compte, les restés-sur-le-carreau), il inspire pas mal de sentiments négatifs tels que la méfiance (38 ans et toujours célibataire, c’est louche), la tristesse (Et dire que tu n’as pas de mannes de chemises à repasser), l’inquiétude (Est-ce contagieux ?) ou l’incompréhension (Mais pourtant tu es belle et intelligente).


A une époque, j’ai pourtant essayé de rentrer dans le moule comme tout le monde. Mais les échecs successifs ont eu raison de ma candeur et j’ai fini par arriver à la septième case : celle de l’acceptation, avant d’être passée au préalable par le choc (Moi, une si belle donzelle, seule ?), le déni (en fait je sors avec Isidore, vous le rencontrerez peut-être un jour), la colère (Bordel de merde), le marchandage (Si vous me trouvez un mec, je jure d’arrêter les chips), la tristesse (c’est trop injuste), la résignation.

Je pense être en partie voire totalement responsable de cet état de fait, m’étant plus souvent qu’à mon tour passionnée pour les invertis en devenir, les enfoireurs affectifs, les hommes mariés en quête de sensations fortes ainsi que ceux qui, vêtus d’une simple peau de chamois, ne demandaient qu’à retourner vivre dans les bois pour entrechoquer des morceaux de silex.

Je ne vais pas vous mentir, cela m’a attristée à une époque.

Je suis même allée consulter une thérapeute. Au départ, j’y allais pour le deuil, mais comme elle me posait des questions sur ma vie affective et qu’elle aimait recourir à des images, je lui ai dit : « J’ai l’impression que ma vie affective est un champ de ruines, un immense champ de désolation, une terre aride sur laquelle plus rien ne pourra jamais plus pousser. Ou alors un champ de bataille. Vous savez, un décor de Syrie dans lequel des corps jonchent le sol. ».

Peu de séances après cette déclaration, elle m’a dit : « Je sens que vous allez mieux. Nous allons pouvoir terminer la thérapie ». Et je suis rentrée chez moi.

Mère a dit : « Je pense que ta psy ne t’aime pas », ce qui a grandement contribué à me remonter le moral.

Ce que je voulais dire, c’est qu’il y a pas mal d’avantages à la vie de célibataire :

Tout d’abord, je n’ai pas d’enfants.

Ce point à lui seul mériterait un article entier. Mais je peux d’ores et déjà dire qu’il n’y a pas un ou plusieurs petits êtres collés à mes basques. Je ne dois donc pas leur donner le bain, ni aller les conduire au foot le dimanche, ni faire les lessives de toute une équipe qui s’est roulée dans la boue.

En lieu et place de cela, je peux consacrer beaucoup de temps à ma créativité.

A moi, les après-midis de scrapbooking et de bullshit-journal.

Je dors en travers de mon lit et je peux faire des moulinets avec mes bras sans éborgner personne.

J’ai la photo de mon chien en fond d’écran de mon téléphone et personne ne me juge pour cela.

Ma tenue d’intérieur est si splendide que même Steve Urkel ferait une attaque.

Je crois encore aux histoires qui terminent bien. Cela fait de moi un être hautement original.

Et surtout, rien ne m’oblige à partager ma nourriture.

Vous voyez bien que c’est top !

Célibat

Le top 10 des phrases que l’on entend souvent quand on est célibataire

Aujourd’hui, je vous propose :

Le top 10 des phrases que l’on entend souvent quand on est célibataire.

bridget jones« Allez-y, j’écoute »

« Il faut d’abord apprendre à s’aimer soi-même », m’affirme haut et fort Amanda, ma  copine New Age qui est casée depuis ses 17 ans avec Thierry et qui, chaque fois qu’elle se regarde dans le miroir, trouve son cul trop gros et son nez trop de travers.

Sûr qu’en matière de célibat et d’amour de soi, Amanda en connaît un rayon.

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« Miroir, mon beau miroir, tu trouves aussi que je suis une connasse ? »

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Sinon, dans le genre phrase bateau, j’aime aussi beaucoup celle-ci :

« L’amour arrive toujours au moment où on l’attend le moins »

Ben là tu vois, ça fait 37 ans que je ne l’attend pas du tout.

« C’est bon, là, il peut ramener ses miches ? »

« Je vais te présenter Jean-Charles, il est célibataire, lui aussi »

Peu importe que Jean-Charles soit chauve, manchot, paralytique, comptable et/ou fan de philatélie. Il est célibataire. Et ce critère est amplement suffisant.

Souvent, cette proposition émane d’une vague connaissance qui, un verre à la main et bourrée de bonnes intentions (ou bourrée tout court), s’est mise en tête de vous rendre service alors que vous ne lui avez rien demandé. Juste, vous avez répondu « Je suis célibataire » à sa question sur le nombre d’enfants que vous avez. Ravie de parler drague, elle fait une goutte dans sa culotte en proposant son seul ami célibataire. Mais oui, Jean-Charles. Mais enfin, voyons, comment se fait-il qu’elle n’y ait pas pensé plus tôt ? Il est AUSSI célibataire, Jean-Charles.

C’est vrai quoi : on en connaît au moins tous un, de célibataire, si on réfléchit bien.

« Et pourtant, j’ai eu mon petit succès avec les femmes »

« Fais un petit effort »

Michel, il est bien. Comment ça, vous êtes juste amis ? Comment ça, tu ne ressens pas la flamme ? Et si tu faisais un petit effort ? Il est gentil, Michel. Il est célibataire et vous vous entendez bien.

Alors je ne sais pas trop ce qu’il te faut. Ne viens pas te plaindre, dans ce cas.

jean michel

« Tu ne sais pas ce que tu rates, Nathaliochka »

« Tu ne crois pas que tu es trop exigeante ? »

J’aimerais qu’il soit célibataire, drôle, attentionné, beau, chevelu, grand et mince. Qu’il ait un sourire éclatant, les dents bien alignées, un regard de braise, qu’il aime les caniches, qu’il soit sportif mais pas trop, qu’il s’habille avec soin, qu’il brille en société, qu’il gagne de l’or en barre. Qu’il soit une bête de sexe, bien évidemment. Qu’il soit gentil avec les animaux, qu’il plaise à mes parents, à mes sœurs et à mes amies (mais pas trop non plus). Ah, et qu’il n’ait pas de mioches, non plus.

Comment ça, je suis trop exigeante ?! Non mais vous voulez rire ?

hommes« Ca fait beaucoup de qualités. Tu postules quand-même ? »

« Tu ne serais pas une lesbienne refoulée, par hasard ? »

Sans déconner ? Il est réel, ce cheminement dans ton esprit qui, une fois lancé sur l’anomalie d’un célibat longue durée te mène à la conclusion que je rêve en secret de rejoindre l’autre rive ?

Crois-moi : si j’étais lesbienne, je le serais.

C’est aussi simple que cela.

« jamais sans Samantha »

« Tu as de la chance, tu peux coucher avec qui tu veux »

C’est bien connu, ma vie sexuelle est un vrai feu d’artifice. Je mène une vie orgiaque, de débauche et de luxure. Quand je rentre quelque part, les hommes sont à mes pieds. Je n’ai qu’à claquer dans les doigts et hop, mon lit se remplit par magie.

Bien-sûr que je couche avec qui je veux.

« Hep hep hep, Jeune Homme, on ne s’enfuit pas »

« Tu devrais sortir plus »

Moi, sortir plus ?

Tu veux rire, Patricia ?!

« C’est ma tournée »

« Profite »

Ouais ouais, c’est sûr qu’à 37 ans, j’aimerais encore en profiter un peu.

« Je me sens bientôt prête à rencontrer l’amour »

« Et si tu prenais un chien ? »

Un chien, c’est bien connu, ça remplace amplement un homme. Ca donne de l’affection. Et on peut lui en donner, aussi.

D’ailleurs, si je ne vivais pas dans un studio au troisième étage sans balcon, j’adopterais un caniche royal.

Je vivrais avec lui par procuration. Il regarderait le foot en décapsulant des bières pendant que je fais la vaisselle, je lui raconterais ma journée, je lui demanderais comment s’est déroulée la sienne, on aurait des projets de destinations pour l’été, il me masserait les orteils et dormirait dans mon lit.

Ben oui, c’est une évidence qu’un animal de compagnie puisse remplacer un homme.

« Et si nous retapissions le salon, mon chéri ? »

« Tu n’es plus toute jeune, tu sais »

OUI JE SAIS. J’ai 37 balais. Ma date de péremption approche irrémédiablement. J’entends le tic-tac de mon horloge biologique se répercuter à chaque seconde de mon existence.

Vous avez aimé ceci ?

Alors vous vous intéresserez certainement à la banalisation des relations humaines.

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Un vendredi soir sur la Terre

Je ne voudrais pas jouer ma Bridget Jones, mais il est vrai que parfois, un fossé se creuse entre les amies « en couple et fières de l’être » et les « célibataires au bout du rouleau« .

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Là, par exemple, je suis bien au bout du roll. J’ai même touché le carton.

Ce fossé se fonde sur un immense malentendu. Il se creuse sur base de ce que j’appellerais « la vie fantasmée ».

Et ce fossé se creuse surtout le vendredi soir.

Prenons pour exemple : moi-même (célibataire au bout du rouleau) et ma copine Charlotte (en couple et fière de l’être).

Piochons un vendredi dans le hasard de l’existence (vendredi dernier fera l’affaire) et décortiquons-le ensemble afin de faire apparaître le fossé fantasmagorique que je vous évoque.

La semaine de travail est enfin terminée. J’ai rangé ma perforatrice, arrosé mon cactus et nettoyé mon Tupperware. Jusque là, Charlotte et moi sommes sur un pied d’égalité puisqu’elle vient d’accomplir les mêmes tâches ou à peu près.

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« 16h30. Administration communale »

Là où commence l’écart, c’est que, tout en fermant mon bureau à clé, je pense à elle avec un soupçon d’envie.

Je me dis qu’elle a beaucoup de chance : elle va passer un vendredi soir tranquille avec son amoureux. Une fois qu’ils auront mis les enfants au lit, ils s’installeront dans le jardin avec un petit verre de vin blanc et observeront les étoiles en se racontant leur journée.

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« Elle s’est bien passée, ta réunion, Donovan ? »

Alors que moi…

Je regarde Alf en mangeant le reste de ma pizza d’hier sans même avoir pris la peine de la réchauffer au four à micro-ondes.

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Je me dis que la vie de Charlotte est quiétude, elle est comblée, elle a de magnifiques enfants, une maison digne de la revue « mon jardin ma maison », elle a un caniche géant qui s’allonge à ses pieds, un mari qui sait planter des clous et déboucher des tuyauteries. Cette nuit, elle sera aimée et, au réveil, elle trouvera un petit plateau sur lequel seront posés des croissants, des œufs sur le plat, un jus d’oranges pressées. Le plateau sera peut-être même garni par une fleur sauvage déposée dans un verre.

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« Diantre que ces enfants sont turbulents »

Charlotte, quant à elle, est secrètement jalouse de ma vie de célibataire. Elle pense drague et débauche. Elle pense luxure et chasse à l’homme. Elle pense retour aux aurores, un type à chaque bras. Elle pense gueule dans le cul et Paracetamol.

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« Oh, fais-moi mal, Johny Johny »

Mais la réalité est loin d’être aussi rock and roll.

Ce vendredi, j’ai rejoint des amis avec lesquels nous encadrions des enfants lors de stages d’été. Cette année, c’était un peu spécial puisque nous fêtions les 20 ans d’existence de ce stage. J’ai donc décidé de leur faire l’honneur de ma visite. « 20 ans. Nom d’une pipette ! Voilà qui ne me rajeunit pas », me suis-je dit en franchissant la grille.

Je me suis installée sur un banc en bois. La jeune femme qui était assise à côté de moi s’est aussitôt écriée « Oh ! je me souviens de toi ! Tu étais ma monitrice quand j’étais enfant. Ce qui est marrant, c’est que ce sont maintenant mes enfants qui viennent au stage chaque été. Regarde : le poussin qui est là tout au fond et la grenouille mauve, ce sont mes enfants ! »

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« Moi, à cet instant là »

Il y avait en effet, parmi les martiens, les pirates et des escargots, un poussin qui tremblait en bavant sur ses doigts et une grenouille mauve qui brandissait une épée en carton recouverte d’aluminium.

Sur l’avant de la scène, un crocodile dont le maquillage avait coulé à cause de la chaleur chantait un air inaudible en triturant ses crottes de nez. « Et lui, c’est mon grand !  » s’exclamât-elle fièrement en brandissant son caméscope. Elle filmait tout le spectacle sans en rater une seule miette.  « En voilà qui vont passer de chouettes soirées de visionnage cet hiver », pensai-je en hautaine cinéphile.

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Reconnaissez que j’étais loin de l’ambiance drague et bar à rhum, et apprendre qu’une petite fille que j’avais eue en stage était elle-même mère de trois enfants, c’était un peu brutalisant.

Sous le choc, je décidai de me commander un petit quelque chose à boire. Il n’y avait que de la grenadine. J’ai vidé mon verre d’une seule traite. « Remettez-moi la même chose » dis-je au clown qui servait à la buvette. Comme il me lançait un regard interrogateur, je crus bon de lui expliquer « Je viens d’apprendre que je suis grand-mère ». Perturbé, il s’éloigna à l’autre bout du bar pour prendre la commande de quelqu’un d’autre.

Tout ce sucre m’a fait un bien fou. Je suis retournée à ma place. J’ai chanté « J’ai un gros nez rouge » avec le reste du public en mimant un clown. J’ai mangé un pain saucisse. De la moutarde a coulé sur ma robe.

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« Trop wopélop »

De son côté, Charlotte a jeté ses enfants dans leur lit un peu plus tôt que prévu, pour avoir la paix.

Quand elle est descendue, elle a pris soin de couper le baby-phone pour ne plus les entendre brailler dans ses oreilles. Elle a shooté dans un petit camion en plastique et a crié « Putain de sa race ». Elle a ouvert son frigo, s’est saisie de la bouteille de vin, s’est affalée sur sa chaise de jardin et a vidé le fond de la bouteille au goulot. Elle a demandé à Donovan si c’était lui qui allait chercher la commande de frites et ils ont mangé des poulycrocs en regardant un épisode de Thalassa, des cernes sous les yeux. A 22 heures ils ont fermé boutique. L’homme s’est endormi aussitôt, brisé par les vicissitudes de la vie familiale et il s’est mis à ronfler. Doucement d’abord, puis de plus en plus fort. Charlotte a donc déserté le lit conjugal pour migrer vers le canapé. Dans le noir, elle n’a pas vu le même petit camion en plastique. Cette fois elle a juré « Mais putain de bordel de merde » en sautillant sur place et en tenant ses orteils endoloris dans sa main, ce qui a réveillé les enfants. Elle est montée les rendormir.

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« Franchement, réfléchis-y à deux fois, Bridget »

Ces réalités, certes triviales, sont les vérités de nos existences.

Je n’ai pas passé une soirée « gin tonic et cotillons », et Charlotte n’a pas roucoulé sous les rayons de lune.

Et si je développe ce sujet, c’est simplement pour mettre en lumière ce fossé du vendredi soir.

Et aussi, accessoirement, pour que les femmes mariées arrêtent de s’exclamer « Comme tu en as de la chance, tu peux coucher avec qui tu veux ! ».

J’ai chanté avec des clowns des airs qui restent en tête en buvant des grenadines, bordel de merde.

Célibat

La banalisation des relations humaines

Il y a quelques années, voyant qu’avec les hommes je prenais des râteaux en série, cultivant de la sorte un célibat fort inquiétant, je suis allée voir une psy.

Contre toute attente, elle ne m’a pas prescrit des petites boules roses, mais m’a prodigué quelques conseils qui me servent toujours à l’heure actuelle (à l’heure où je continue à prendre des râteaux en série).

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« C’est mon karma, je crois »

Dans ces conseils, un en particulier a retenu mon attention.

Il parait que je dois banaliser les relations humaines.

En particulier celles avec les hommes.

Il semblerait que je m’emballe trop, et trop vite.

A moins qu’elle ne l’ait seulement sous-entendu ?

Toujours est-il que j’ai toujours gardé ce concept dans un coin de ma tête : « la banalisation des relations humaines », et que ça m’aide grandement.

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« Epousez-moi, Jean-Pierre »

Du coup, avec Mel et Nel, on a trouvé un nouveau jeu qui nous éclate. Trouver des exemples (criants) de banalisation.

On y joue toujours un peu avant que je ne file à un premier rancard. Ça aide à rester légère et détachée, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas démarrer sur les chapeaux de roue.

PAR EXEMPLE :

  • Je banalise, mais la chambre du petit, je voudrais qu’elle soit peinte en coquille d’œuf.
  • Je banalise, mais je crois que pour mon anniversaire, il va m’offrir un diamant monté sur une bague.
  • Je banalise, mais on va prendre un chiot.
  • Je banalise, mais j’ai déposé la liste de mariage chez Love-me-and-co
  • Je banalise. Je me demande juste si je rentre dans la robe de mariée que m’a cédée mon arrière-grand-mère.
  • Je banalise. Tu penses que Barbara viendra à ma baby-shower ?
  • Je banalise. Je parle en « nous ». D’ailleurs, nous banalisons.

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« Tout ce pastel me sied bien au teint »

Il est vrai que si je ne veux pas que Scully et Mulder me retrouvent dans mon studio dévorée par mon berger allemand, j’ai tout intérêt à changer d’attitude en me détachant un petit peu de la gent masculine.

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« Punaise, elle a morflé, tout de même »

Ça, par exemple, c’est mieux : 

 

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Ce que j’ai omis de dire à ma psy, c’est juste que je trouve dommage de vouloir banaliser ce qui, par essence, est tout sauf banal.

Mais je comprends où elle voulait en venir, bien entendu.

D’ailleurs, je sens que je vais y parvenir.

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Célibat

Conseils pour les célibataires en recherche d’activités

Hier, je vous expliquais ce qu’est un PEH, autrement dit : un Plan d’Elargissement d’Horizon pour les célibataires au bout du scotch  dynamiques.

Aujourd’hui, dans ma grande mansuétude, je vous prodigue quelques conseils afin de les mener au mieux.

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Petit a : Évitez les passions qui ne conviennent majoritairement qu’à un seul sexe.

Les filles : oubliez ce stage de scrapbooking pour lequel vous hésitez. Il n’y aura aucun homme inscrit et, s’il y en a un, c’est peine perdue, je vous le dis tout de suite.

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« Je crois que je vais coller quelques paillettes autour des photos de mes nouveaux amis »

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Petit b : Restez réalistes.

Les hommes : Si peu de femmes s’inscrivent à des initiations à la mécanique et à la carrosserie (voir point 1), il est plus que probable qu’elles ne véhiculent pas le fantasme escompté.

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« Bonnasse et mécanique »

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Petit c : Ciblez.

Si vous vous fantasmez sur les hommes qui portent des sarouels et des chaussons en laine bouillie, dirigez-vous vers le bien-être, ou versez carrément dans le new-age. Optez par exemple pour la cuisine des plantes sauvages, le yoga transcendental, la lévitation. Inscrivez-vous à une conférence sur les sept clés de l’Ouverture du Soi ou allez vous promener ce dimanche au Salon des pierres et des cristaux.

Si par contre, ce sont les mecs en polo Lacoste qui vous branchent, optez pour quelques cours de golf.

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« Les hautes chaussettes jaunes : LE fashion faux-pas du moment »

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Petit d : Suivez une de vos connaissances dans un de ses domaines de prédilection.

Vous vous sentirez moins seul et c’est avec plus d’assurance que vous ferez vos premiers pas dans ce bal folk ou cette initiation à la cuisine moléculaire.

Attention tout de même à ne pas rester scotché à l’ami en question. A deux, on se sent mieux pour aller vers l’inconnu, mais on à tendance à prendre moins d’initiatives. Pensez à demander à ce beau brun là-bas dans le fond s’il peut vous montrer comment danser la gigue.

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« Plus simple que ça, tu meurs, Poulette »

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Petit e : Veillez à votre budget.

N’investissez pas un millier d’euros dans une tenue de patinage artistique si vous pressentez qu’après la troisième mi-temps vous rentrerez chez vous, dégoûtée à tout jamais de la notion même de sport.

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« Ne me lâche pas, Connard »

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Petit f : Faites d’une pierre deux coups en vous inscrivant à une activité qui peut vous être utile au quotidien.

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« J’ai fabriqué une niche pour mon chien imaginaire à mon cours d’ébénisterie »

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Quelques idées de PEH ?

Participez à une roller parade, par exemple.

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Célibat

(Tenter de) sortir du célibat grâce au PEH

Pour rompre son mauvais karma et pouvoir un jour convoler en justes noces, tout célibataire se doit d’appliquer ce que je nomme communément le P.E.H. (Plan d’Elargissement d’Horizon).

Mais qu’est-ce qu’est exactement un PEH ? me demanderez-vous fort à propos.

Un PEH, c’est : Sortir de chez soi au lieu de larver en pantoufles dans un canapé défoncé, un plaid sur les genoux.

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« Ce soir je joue à Farm heroes saga »

Mais pas sortir de chez soi pour aller s’acheter un paquet de clopes ou de chips au paprika, non. Ni sortir de chez soi pour aller s’adonner à son activité préférée, d’ailleurs.

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C’est s’éloigner de chez soi pour sortir de sa zone de confort (canapé et biscuits au chocolat), prendre un peu de risque et  élargir des horizons parfois trop étriqués (canapé et biscuits au chocolat).

Entamer un Plan d’Elargissement d’Horizon, c’est s’inscrire à une activité à laquelle nous ne nous serions pas rendus de notre plein gré. En agissant de la sorte, nous agrandissons notre champ de vision, nous œuvrons à devenir une personne ouverte d’esprit un peu touche-à-tout.

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« Bien-sûr que j’adore le curling ! « 

Vous pourriez rencontrer celui ou celle qui fera chavirer votre cœur dans un stage de poterie ou de macramé.

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« Cessons de tourner autour du pot »

Un PEH contribue surtout à faire de nouvelles connaissances. Mais ne nous leurrons pas et cessons de tourner autour du pot : un PEH a pour objectif d’éventuellement faire LA rencontre fatidique.

« J’ai la banane »

Etant la créatrice certifiée du PEH, j’ai quelques conseils pratiques à vous divulguer afin que cela se passe dans de bonnes conditions :

Petit a : Évitez les passions qui ne conviennent majoritairement qu’à un seul sexe.

Les filles : oubliez ce stage de scrapbooking pour lequel vous hésitez. Il n’y aura aucun homme inscrit et, s’il y en a un, c’est peine perdue, je vous le dis tout de suite.

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« Je crois que je vais coller quelques paillettes autour des photos de mes nouveaux amis »

Petit b : Restez réalistes.

Les hommes : Si peu de femmes s’inscrivent à des initiations à la mécanique et à la carrosserie (voir point 1), il est plus que probable qu’elles ne véhiculent pas le fantasme escompté.

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« Bonnasse et mécanique »

Petit c : Ciblez votre activité

Si vous vous fantasmez sur les hommes qui portent des sarouels et des chaussons en laine bouillie, dirigez-vous vers le bien-être, ou versez carrément dans le new-age. Optez par exemple pour la cuisine des plantes sauvages, le yoga transcendental, la lévitation. Inscrivez-vous à une conférence sur les sept clés de l’Ouverture du Soi ou allez vous promener ce dimanche au Salon des pierres et des cristaux.

Si par contre, ce sont les mecs en polo Lacoste qui vous branchent, optez pour quelques cours de golf.

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« Les hautes chaussettes jaunes : LE fashion faux-pas du moment »

Petit d : Suivez une de vos connaissances dans un de ses domaines de prédilection.

Vous vous sentirez moins seul et c’est avec plus d’assurance que vous ferez vos premiers pas dans ce bal folk ou cette initiation à la cuisine moléculaire.

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« C’est très goûtu »

Attention tout de même à ne pas rester scotché à l’ami en question. A deux, on se sent mieux pour aller vers l’inconnu, mais on à tendance à prendre moins d’initiatives. Pensez à demander à ce beau brun là-bas dans le fond s’il peut vous montrer comment danser la gigue.

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« Plus simple que ça, tu meurs, Poulette »

Petit e : Veillez à votre budget.

N’investissez pas un millier d’euros dans une tenue de patinage artistique si vous pressentez qu’après la troisième mi-temps vous rentrerez chez vous, dégoûtée à tout jamais de la notion même de sport.

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« Ne me lâche pas, Connard »

Petit f : Faites d’une pierre deux coups en vous inscrivant à une activité qui peut vous être utile au quotidien.

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« J’ai fabriqué une niche pour mon chien imaginaire à mon cours d’ébénisterie »

Petit g : Il parait que commencer un PEH en participant à une activité organisée par l’équipe masculine de rugby peut s’avérer tout à fait bénéfique.

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« Dieu du ciel ! Mais votre balle est ovale ?! » (Chat-balle : ok, je sors)

Petit h : Gardez à l’esprit que vous n’aurez pas forcément en commun la passion de votre élu(e).

A moins que vous n’ayez eu une véritable révélation lors de cette journée d’initiation à la philatélie.

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« Je pense qu’on l’a en double, celui-là, mon chéri »