chroniques littéraires

Atelier d’écriture virtuel – Les chats sont lâchés

Je suis en train de créer des petits ateliers d’écriture pour mes lecteurs. Ils peuvent aider à tuer le temps tout en débridant un peu l’imaginaire. Je vous les partage ici au cas où vous voudriez vous y essayer.

(Cliquez sur l’image pour y accéder)

Les chats sont lâchés

Plus on est de chats, plus on sourit

(Jean Jullien)

chroniques littéraires

Les piliers de la Terre de Ken Follett – Par Kakou, chat fouineur

Aujourd’hui, mon chat Akatek partage son avis sur sa dernière lecture.

Les piliers de la Terre. Page 777

Je viens de m’avaler « Les piliers de la Terre ».

Et j’ai du mérite, parce que c’est quand-même une sacrée brique de plus de mille pages.

Je pourrais faire de l’esprit et vous dire que c’est justement avec ce genre de brique que l’on a bâti les cathédrales mais cela sous-entendrait que je n’ai rien appris de technique pendant ma lecture, ce qui est loin d’être le cas. Parlez-moi de voûtes en plein ceintre, de transepts, de nefs et de choeurs et j’ai l’impression d’avoir été propulsé soit au cours de Madame Epineuse, en début d’après-midi, en pleine digestion, avec rideaux tirés pour les diapos et la petite sieste qui se profile à l’horizon, soit à une promenade en famille, quand ma tante Annette s’exclame : « Allons visiter cette cathédrale d’influence gothique » au moment où tout le monde rêve d’une petite mousse bien fraiche en terrasse.

Certes, Ken nous parle un peu d’architecture et, de ce point de vue-là, il n’échappe pas à la règle : il me fait bailler à m’en décrocher la mâchoire.

Mais l’essentiel de son propos n’est pas là. J’irais même jusqu’à dire que celui qui s’en bat les steaks des cathédrales peut trouver son bonheur dans cette saga. Car c’est une immersion – que dis-je – une plongée dans le Moyen-Age qu’il nous propose ici.

Ne pensant pas au départ être spécialement attiré par cette époque de l’Histoire, je me suis découvert, au fil des pages, une passion pour celle-ci. J’ai reniflé, tel un chat de gouttière, les odeurs dans les ruelles. J’ai observé les costumes, me suis remémoré les us et coutumes, jusqu’à l’organisation de la société.

Je ne vous fais toujours pas rêver ?

Alors j’évoquerai les caractères bien trempés, les personnages hauts en couleur, la grandeur d’âme, la noirceur tapie au creux des Grands Méchants, les femmes de poigne qui ne se la laissent pas raconter, les exploits, les rebondissements, suspense et dénouement.

En bref, une immense épopée qui se laisse dévorer, même par moi qui, comme je suis un chat lent, lit tout doucement.

chroniques littéraires

Maigrir sans régime – Dr Jean-Philippe Zermati – Chez Odile Jacob

Avec mes collègues confinés, on est en train de créer des avis sur les livres que l’on est en train de lire afin de les partager avec nos lecteurs. J’ai bien aimé l’exercice, que je poste ici. Pourquoi pas une nouvelle rubrique sur ce blog ? Les avis littéraires de Natha et Monaco 🙂

Si vous possédez une bibliothèque spécialisée en régimes de toutes sortes et que vous êtes devenue incollable en régimes paléo, kéto, dissocié, hyperprotéiné et en respectant les IG mais que votre silhouette ne s’en est visiblement pas inspiré, vous pouvez d’ores et déjà les oublier sur votre étagère pour n’en garder qu’un seul, au titre d’ailleurs prometteur : “Maigrir sans régime”.

Sorry, la couverture fait super peur

Dans ce livre, le Docteur Zermati, qui lui aussi est fatigué par les injonctions qui nous inondent en permanence (Il faut manger comme une reine le matin, comme une princesse le midi et comme une manante le soir / Ne regarde pas cette pâtisserie en vitrine où tu vas enfler comme un ballon / Il faut souffrir pour être mince / Surtout ne jamais sauter un repas / Et si j’essayais de dissocier les protéines des féculents ? / Et si je retournais à l’état sauvage pour croquer une biche crue ?) nous invite à nous auto-réguler, c’est-à-dire à réapprendre à écouter nos signaux parfois perdus de faim et de satiété afin de pouvoir manger de tout mais en temps et en quantités voulus. 

Facile à dire mais difficile à faire ? Il se peut que ce soit un long réapprentissage, mais il ne nous abandonne pas au milieu de ses explications physiologiques puisqu’il nous invite, par le biais de différents exercices, à mettre en pratique ces réflexes que nous avons perdus en cours de route.

En réalité, il ne parle que de bon sens et d’écoute de soi.

Un livre à dévorer sans plus attendre !