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On dirait le Sud

Ma tenue de plage

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Mon lac turquoise

lac sainte croix

Mon ventre plat

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Mon Spriiit avec une paille et des glaçons

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Mon champ de lavande

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Ma fontaine ombragée

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Ma voiture décapotable

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Ma petite sœur

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Ma famille qui veut bien manger mes omelettes

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Mon italien ténébreux

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De bien belles vacances, somme toute.

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Les préparatifs (2)

Louise m’a donc obligée à venir participer à sa putain de charmante séance de préparation.

Ne pas oublier ceci, bien penser à cela, et blablabla et blablabla.

Comme si je risquais d’oublier quoi que ce soit.

J’ai mon short, mes clapettes, mon bikini et ma crème solaire. Le reste, je m’en tamponne le coquillard.

materiel de camping

Légende : « Et c’est parti pour l’aventure, Charles-Edouard »

Il a fallu monter la tente. Ça, c’était simple. Un jeter vigoureux suffisait.

Puis il a fallu la replier. Et là, c’était tout de suite moins drôle. Louise m’a ordonné, tout en coinçant des arceaux entre ses mains, de lire le plan. Ce que j’ai fait. Mais il faut reconnaître qu’il manquait un peu de précision. Je lui ai dit : « Il faut que tu mettes le point brun sur le point vert et que tu pivotes à 180 degrés ».

plan de montage de tente

Légende : « C’est pourtant simple, Thelma »

Elle m’a regardée interloquée, un peu comme si je venais d’inventer une consigne saugrenue. Je voyais bien qu’elle commençait à trépigner. « Montre-moi le plan » m’a t’elle intimé. Elle a fait un grand mouvement avec ses petits bras. « Attends, ne bouge pas », lui ai-je dit. « Je vais te prendre en photo, pour mon blog ».

Elle m’a répondu : « C’est fou, ce que tu m’es d’une grande aide, parfois ». Et elle a soupiré en faisant rentrer la toile entière dans sa petite pochette.

Je lui ai répondu : « Ah ben, tu vois que tu n’as pas de si petits bras ». Et je suis partie manger les moules frites que Belle-Maman avait préparé.

Cette fois, c’est sûr, nous étions parées pour le voyage.

monter une tente

Louise : « Je suis au top. Mais ça, je le savais déjà »

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Thelma : « Regarde, Louise, j’ai pu mettre toute la petite famille dans ton coffre. On va même pouvoir prendre le bébé. Je le mettrai devant, sur mes genoux. »

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Les préparatifs

Un périple tel que celui que nous allons entamer se prépare. Enfin, un minimum.

thelma et louise

A ce stade déjà, deux écoles s’affrontent.

Celle de Thelma :

  • Saisir trois shortys, un bikini et une paire de clapettes dans l’armoire.
  • Jeter négligemment le tout dans une valise.
  • Réaliser à ce stade (la veille) que l’on n’a pas de valise.
  • Vouloir appeler sa maman en grinchant (Mamoune, j’ai paaaas de valise)
  • Réaliser que Mère est elle-même partie en vacances.
  • Se consoler en mangeant un sachet de cerises Haribo.

Celle de Louise :

  • Il faut monter la tente dans le jardin paternel quelques jours avant le départ, afin que Thelma sache comment la replier, parce que Louise a soi-disant les bras trop petits.
  • Il faut gonfler les matelas pneumatiques et les laisser quelques heures afin de vérifier qu’ils ne soient pas troués.
  • Il faut emporter des rouleaux de papier de toilette pour Thelma car Louise sait pertinemment bien qu’elle ne va pas y penser.
  • Il faut passer faire quelques courses avant le départ pour se faire un pique-nique sur la route.
  • Il faut analyser la carte pour savoir quel itinéraire suivre.

 

ordre et désordre

 

La méthode de Thelma :

  • Échapper à celle de Louise en prétextant que tout est sous contrôle.
  • Rajouter un tube de crème solaire à la pile de ses affaires (Bordel, dire que j’ai manqué l’oublier).

Celle de Louise :

Démonter le maigre argument de Thelma (Tout est sous contrôle) en prétextant qu’elle doit apporter son aide lors des préparatifs parce qu’il parait que elle ne sert à rien pendant le voyage.

Louise prétend que :

  • Thelma a peur de conduire sur les autoroutes donc c’est Loulou qui va conduire tout le long du trajet.
  • La dernière fois que Thelma a servi de copilote, la carte routière s’est envolée par la fenêtre à cause du vent.
  • D’ailleurs, Thelma ne sait pas lire une carte.
  • Il parait qu’elle ne sait pas non plus replier la tente et que Louise (elle insiste là-dessus) a les bras beaucoup trop courts pour faire ce genre de mouvement.
  • La dernière fois que Thelma a voulu cuire des œufs en camping, elle a servi une omelette sur graviers à ses invités.

Devant tant de mauvaise foi, Thelma se devait de montrer à Louise l’exact inverse (c’est-à-dire sa bonne foi).

C’est donc dans ce contexte que Thelma est venue à la séance de préparatifs (il faut dire aussi que Belle-Maman avait préparé des moules frites ce soir là).

(Précision : Il va sans dire que dans ce récit, je suis Louise et ma sœur est Thelma.)

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(Two for the road – Corrie Bond)

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Thelma et Loulou

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Mes souvenirs de « Thelma et Louise » sont loin, enfuis avec mon adolescence et mes boutons d’acné. Mais dans mon inconscient collectif (est-ce que l’inconscient d’une seule personne peut être collectif ? ) elles symbolisent le duo de femmes aventurières par excellence. Elles volent une voiture décapotable, traversent l’Amérique, tuent un homme, se font Brad Pitt et finissent par se jeter dans un ravin. La toute grande classe, le truc qui claque.

thelma et louise

« Vas-y Loulou, dégomme-lui sa tronche »

C’est exactement les vacances que l’on a prévu cet été avec Caro. Enfin, sauf qu’au lieu de voler une voiture décapotable, on va partir avec la Ford Fiesta (on ne prend pas la Queen, c’est déjà ça). Qu’à la place de traverser l’Amérique on va sillonner la France. Que si on tue quelqu’un et que l’on tombe dans un ravin, ce sera par pure erreur. Et je pense que si on peut se faire deux G.O. au camping des flots bleus, on serait déjà bien en veine (en ce qui concerne Brad Pitt, je me suis déjà résignée, et pour être tout à fait honnête, mes goûts se portent plutôt vers David Duchovny ).

david duchovny

« Bonjour, beau gosse. Vous habitez chez vos parents ? »

Nous partons donc sillonner les plaines. Vendredi. Pendant deux semaines de folie. « Oh yeah, baby ».

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Je souffre de culpabilité morbide. Comme ma mère.

Cet article fait suite à celui-ci.

Je vous plante le décor : c’était un vendredi matin dans le Bureau Rock and roll (BRR).

Je rentrais de mon périple andalou.

Premier jour de reprise du travail (un vendredi, c’est rude, tout de même).

Ciel gris parsemé de quelques flocons de neige alors que je revenais du pays des castagnettes et de la sangria.

Dépaysement total. Jetlag complet. Loose intégrale.

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J’ai dit à Sophie C : « Sers-moi un thé bien fort. Je vais en avoir besoin ».

J’ai pensé : » La journée va être rude, moussaillon. Il faudrait, pour ta survie morale, que tu puisses te barrer (normal, pour un moussaillon) plus tôt que prévu cet après-midi ( Nous faire terminer à 16h30, non mais ils ne vont pas bien, dans cette administration ?) ».

J’ai voulu encoder ma récupération, tout en écoutant le doux bruit de l’eau qui bouillait. Pour encoder une récupération, il faut introduire sa carte d’identité. En ouvrant mon portefeuille, j’ai réalisé que ma carte d’identité était manquante.

J’ ai fouillé mon portefeuille.

Toujours pas de carte.

J’ai renversé son contenu sur le bureau.

Elle n’y était pas.

Je me suis dit qu’il y avait forcément une explication plausible à tout cela.

Comme je venais de prendre l’avion, j’avais dû la sortir et tout simplement oublier de la remettre à sa place.

Tous les jours, j’ai demandé à Sophie F. d’encoder mes heures pour moi. Tous les jours pendant à peu près deux semaines.

Ce n’est que deux semaines plus tard et après une remarque inquiète de Sophie F (« Tu n’irais pas déclarer sa perte ? ») que je me suis dit que peut-être, il serait bon que je m’inquiète de savoir où pouvait se trouver cette saloperie de morceau de plastique.

J’ai téléphoné à Mère en la soupçonnant (ou plutôt en l’accusant) d’être la responsable de cette disparition. Elle m’a dit « Non je n’ai pas ta carte d’identité. »

Et elle a ajouté « Mais est-ce que tu as regardé dans la poche de l’anorak que tu portais à l’aéroport? »

« Bien-sûr que oui » lui ai-je répondu.

J’ai raccroché le téléphone.

J’ai plongé ma main dans la poche de mon anorak.

Elle y était.

J’ai envoyé un message à Mère disant qu’elle avait vu juste, bingo.

Elle m’a répondu qu’elle avait l’habitude de ce genre de problème, parce qu’elle souffrait de culpabilité morbide elle aussi.

Jusque là j’ignorais que c’était héréditaire.

Et quand c’est génétique, voyez-vous, vous ne pouvez rien y faire.

Sauf peut-être souffrir en silence.

Et subir.

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Réveillon(s) les morts

La première chose que j’ai faite en 2016, c’est regarder « Mange, prie, aime ».

Obéissant à la première injonction (les deux autres sont trop compliquées pour moi), j’ai vidé un paquet de chips poivre et sel.

Alors, comme dirait Michel Vaillant (mon nouveau mentor depuis que je travaille à la Bédéthèque) : « On dirait bien que l’année démarre sur les chapeaux de roue ». Et c’est vrai. Ce film est un gros navet insupportable, je vous l’accorde. Mais pour les chips, j’ai une excuse : j’ai décidé de faire un mois sans sucre, donc les gâteaux au chocolat étaient prohibés. Aussi, il était important que j’absorbe beaucoup de sel pour compenser toute la sueur perdue sur la piste de danse du réveillon.

mangeprieaime« Délicieuse, cette Danette double chocolat »

Car le réveillon fut épique, comme l’attestent mon teint cireux, ma gueule de bois et mes choix cinématographiques.

Mon ami Laurent, spécialiste en festivités en tous genres et voyant la Saint-Sylvestre approcher à grandes enjambées, m’a donné un conseil que je veillerai dorénavant à mettre en application. Son truc : « ÉTALER la fête, six à huit minutes de grosse guinche dépravée et intense PAR JOUR, toute l’année, de façon à la rendre à la fois homéopathique et digeste. Prévoir des serpentins de poche. »

D’ailleurs, d’après mes calculs, les huit minutes recommandées sont largement excessives. Une minute de fête par jour couvrirait largement un réveillon digne de ce nom.

Je commencerai donc demain. Je mettrai un chapeau pointu, je soufflerai dans un mirliton et, sur un pas de danse à la John Travolta, je lancerai une poignée de confettis en hurlant « Bonne année 2017 » (Augusta passera l’aspirateur).

Cette méthode me semble plus appropriée que celle de passer une nuit entière de dépravation, parce que c’est vrai, quoi, je sens bien que j’ai un peu passé l’âge pour ce genre de conneries. « On n’a plus vingt ans, ma p’tite dame »

Bon allez, nous vous souhaitons une excellente année 2016, riante et chaleureuse.

réveillon de nouvel an - Nathalie Sacré

PS : Un peu de lecture pour ceux qui voudraient se faire un avis objectif sur le film. L’article s’appelle « Mange, prie, aime, mais ferme ta gueule ! ».

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Qui c’est ? C’est le plombier

L’ évier de ma cuisine était bouché.

Mais quand je dis bouché, je ne dis pas charcutier (Wohooo!).

J’ai tout essayé pour le déboucher : utiliser cette bonne vieille ventouse qui atomise vos fringues parce qu’elle envoie de l’eau dégueulasse partout, empuantir mon studio en faisant bouillir de l’eau vinaigrée, tuer des bébés phoques en balançant des litrons de Destop.

Mais rien à faire, l’eau restait dans le fond de l’évier, sans même faire mine de vouloir s’évacuer.

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Mon propriétaire m’a dit : « Je vais venir vous déboucher ça ».

Je l’ai attendu deux mois.

Deux mois durant lesquels j’ai fait ma vaisselle dans ma salle de bains, le dos en ruine.

Quand mon propriétaire est enfin venu faire la réparation, il m’a téléphoné pour me dire : « Je suis venu, j’ai vu et j’ai vaincu. Mais je suis impressionné. Parce qu’il y avait dans vos tuyaux un bouchon long de plusieurs mètres. J’imagine que ça doit être une forme d’usure naturelle, due à 15 ans d’accumulation, mais c’était tout de même impressionnant, je tenais à vous le dire. »

Quand j’ai raconté ça à ma filleule, elle m’a dit, le plus naturellement du monde : « Mais enfin, marraine, réfléchis un peu. Ce sont probablement tes invités qui jettent le contenu de leur assiette dans ton évier dès que tu as le dos tourné. »

Et ce qui m’inquiète le plus dans cette histoire, c’est que pour pouvoir avoir une idée aussi saugrenue… elle a déjà dû y penser.

Ou même… le faire, non ?

Perverse jeunesse.

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Je phosphore du bulbe rachidien.

La Ville de Namur-city organise des examens afin de pouvoir nommer ses agents. Après moult hésitations, j’ai décidé de les passer. Par simple curiosité. Juste pour voir comment ils vont me nommer. Ginette ? Huguette ? Marcelline ? Je n’en n’ai aucune idée.

J’ai été étudiante. C’était il y a plus de dix ans et mon cerveau, il me faut l’admettre, a peut-être un peu perdu ses cognitions d’antan. Déjà à l’époque, on ne peut pas dire qu’étudier était mon fort. La preuve, c’est que pour faire baisser notre stress en période d’examens, Mel-Bichon et moi diffusions des CD de chants des baleines et il nous arrivait souvent de piquer du nez. Nous nous retrouvions égarées, la tête sur le syllabus et la bave au coin de la bouche, réveillées en sursaut par le cri du mâle alpha.

Mais étudier, c’est un peu comme le vélo ou la natation : ça ne s’oublie pas.

Je me suis donc saisie du volume « Eléments de bibliothéconomie » et me suis allongée confortablement dans le canapé, une tasse de thé vert sur la table basse. Dehors, il pleuvait comme vache qui pisse : un temps idéal pour se lancer à corps perdu dans la législation. J’ai regardé ma montre, en me disant « J’étudie 50 minutes, je fais une pause de 10 minutes, et ainsi de suite ». Stratégique. Organisée. Réaliste. Il était 15 heures.

J’ai ouvert mon passionnant ouvrage. Ça disait quelque chose comme « L’alinéa 18 du paragraphe 3 de l’article 12 du décret relatif à l’organisation du Service public de la lecture stipule que les opérateurs d’appui ne peuvent entrer dans la norme Afnor Z44-073 qu’en faisant passer la concaténation des chaînes de caractère avant les opérateurs booléens. » J’ai songé qu’il me fallait une clope. Mais je ne fume pas. Alors j’ai repris ma lecture.

Quand j’ai relevé la tête, exténuée par mes 50 minutes de concentration, j’ai remarqué qu’il était 15h12. Douze minutes. Je n’avais tenu que douze minutes. A ce rythme là, il me faudrait huit années pour me faire ingurgiter la matière. Comme je n’avais pas de clopes, j’ai fait une pause chocolat. Pour me donner du courage.

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