Je suis vegan et je le reste

Aujourd’hui, je vais vous parler de viande. Ou plutôt de non-viande.

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Sachez avant toute chose que le titre de cet article est :

  • Putassier à souhait (je surfe sur la mode vegan uniquement pour faire de l’audimat).
  • Totalement mensonger (rien de tel qu’un bon civet de marcassin pour démarrer la journée).
  • Fait référence à Claude Barzotti, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. (Je me promenais dans le rayon boucherie quand sa chanson a retenti et là, au milieu de tous ces colliers de saucissons, j’ai eu comme qui dirait un éclair de génie).

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Si je vous parle de veganisme alors que je suis capable de me préparer des tartines de pâté de biche pour le petit déjeuner (accompagnées d’un bon petit berlingot de Cécémel), c’est malgré tout en connaissance de cause.

Miss pâté en croûte

C’est que je suis persécutée.

Comme vous le savez, je vis à présent avec ma sœur Adèle, végétarienne depuis sa plus tendre enfance, essayant tant que faire se peut de virer vegan : pas de viande, pas de poisson, pas d’œufs, pas de lait, pas de pralines Manon (non, je déconne, ça c’est impossible).

J’ai donc été presque obligée de m’y mettre moi aussi, car même si je peux poêler mon dindon sur le côté et le rajouter dans mon assiette, il faut dire ce qui est : j’ai sacrément la flemme.

Ma paresse légendaire me rend donc végétarienne par extension.

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Malgré le fait que je sois carnivore, je suis entièrement prête à remettre en question quelques-unes de mes pratiques.

Premièrement, ayant été élevée chez les végétariens, j’ai toujours été habituée à m’en passer, donc ce n’est pas si difficile ou étrange qu’il n’y parait.

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Deuxièmement, la période s’y prête bien.

On peut le dire : les fêtes de fin d’année ont été un véritable cauchemar pour Adèle et tous les végans du Monde qui, de constitution déjà faible car anémiques, doivent en plus batailler contre les hordes de sauvages qui ripaillent en se fourrant dans le gosier moult oies fourrées, multitude de poulardes braisées, nombre de canards confits et d’oies gavées.

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Personnellement, à Noël, j’ai mangé du faon. « Bordel, mais tu as bouffé Bambi !!! », s’est indignée la Petite. Et c’est vrai que c’est un peu relou.

Mais maintenant que cette période noire de l’année est passée, elle peut se détendre un peu du bulbe et relâcher la pression. Et moi, emplie de cette bonne énergie de janvier, je peux essayer de lever le pied sur le boudin aux raisins, le foie gras, les bestioles qui crapahutent dans nos forêts.

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Troisièmement, je ne veux plus cautionner la barbarie.

« Meat is murder » pouvait-on lire en lettres de sang sur le mur des abattoirs de Copenhague cet été.

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Il est vrai que, sans vouloir le moins du monde faire de jeux de mots d’une platitude à pleurer, tuer des animaux, cela peut parfois être une véritable boucherie.

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Quatrièmement, je suis devenue un sujet d’études.

Aux méthodes sauvages des vegans extrémistes qui se font marquer la fesse droite d’un numéro de série ou font un sitting devant les vitrines des boucheries en portant des bébés porcelets dans leurs bras, ma sœur préfère la méthode douce : établir un dialogue  constructif avec ses victimes, c’est-à-dire les personnes dont elle veut incepter l’esprit, c’est-à-dire moi.

Elle aime écouter nos doléances et n’est jamais à court d’arguments. Cela donne de grandes discussions philosophiques en famille (Par exemple : Mère, à Adèle : « Mais enfin Adèle, tu sais, quand les poules pondent leurs œufs, ça ne leur fait pas mal au trou de cul ! »).

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Le seul hic, lorsque l’on décide de diminuer la quantité de viande dans l’assiette, c’est que l’on peut passer à côté de l’amour.

Voyez plutôt.

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Mais je suis prête à sacrifier l’Amour sur l’autel du veganisme.

C’est dire mon implication dans ce nouveau mode de vie.

3 réflexions sur “Je suis vegan et je le reste

  1. Je mets la parole de Mère en doute. Qu’en sait elle si les poules ne souffrent pas du trou du cul en pondant ???

    1. Elle dit qu’elle le sait parce qu’elle a été poule de luxe dans une autre vie. (Je sais, c’est une drôle de réponse)

  2. Je suis devenu végétarien en rencontrant ma compagne, ça avait un côté « pratique ». J’ai poussé la réflexion sur les élevages intensifs et bon, il faut avouer que je mangeais de la m… Par contre, si le paysan du coin me propose le saucisson qu’il a fait (et ils sont bons en Ardèche), je m’assoie volontiers à sa table. Il faut relativiser et revenir à une nourriture saine et respectueuse. Les végétaux possèdent un ADN et saignent quand on les coupe, on ne peut pas assurer qu’ils ne souffrent pas.
    Sinon, j’ai trouvé ton article amusant et intéressant, et mes poules chantent quand elles pondent ☺.

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