Prodigieux Prodigy

Quand j’ai vu sur mon fil d’actualités Facebook que le chanteur de Prodigy était mort, ça m’a fait tout chose. 

J’ai pensé à la phrase de Yves Simon « Ma jeunesse s’enfuit ». Pour ne pas dire qu’elle part carrément en couilles.

J’ai pensé à la phrase de Yves Simon « Ma jeunesse s’enfuit ». Pour ne pas dire qu’elle part carrément en couilles.

Ma jeunesse s’enfuit, et la vie aussi

Que je pense à Yves Simon lors de l’annonce de la mort du chanteur de Prodigy est bien la preuve que ma culture musicale est si souple qu’elle peut faire le grand écart en mettant les genoux derrière la tête et les deux doigts dans le nez.

Comme je suis du genre à faire des gros dénis face à la mort, j’ai décrété que les artistes ne meurent pas et qu’ils vivent tous sur une île.

Oui, ma jeunesse part sacrément en couilles.

J’étais une adolescente sans acné, très mince, aux cheveux longs et, chemise à carreaux ouverte sur une blouse, chaussée de Dr Marten rouges, j’écumais les concerts avec mon amie Christine qui travaillait sur Radio 21 et elle m’emmenait partout afin de faire ma culture musicale.

C’est comme cela que j’ai vu foultitude de concerts, dont ce fameux Prodigy qui avait incendié nos âmes et la ville entière qui, ce soir-là, avait enregistré des secousses sismiques.

Ainsi Keith Flint a-t-il rejoint Carlos, Joe Cocker, Johnny a l’idée, David Bowie-Bonon, Alain Bashung, France Gall, Demis Roussos et Dolores des Cranberries pour donner des concerts sur leur île.

Des concerts un peu chelou, je vous l’accorde, vu que ces chanteurs n’ont pas vraiment grand chose un commun, un peu comme Prodigy qui chanterait du Yves Simon (qui est vivant, ne commençons pas à nous emmêler les pinceaux).

Sous le choc de cette nouvelle, j’ai envoyé un message à Caro pour lui dire que ce soir, elle devait me préparer des glaces car je suis en deuil et que j’ai besoin de me remonter le moral.

Puis, pour rendre hommage à Prodigy, j’ai écouté les morceaux qui ont bercé ma jeunesse sur Youtube, en mettant le volume à fond, comme il se doit.

Petite-Beauté, qui était installée sur le dossier du canapé, a aussitôt rabattu ses oreilles de félin et m’a regardée de ses yeux de caïman, le poil hérissé, prête à me bondir au visage, toutes griffes dehors.

Et après ça on viendra dire que la musique calme les moeurs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.