Joyeuse Sans-Valentin

Rares sont les personnes aussi célibataires que moi.

Je sais, cette phrase sonne un peu bizarre car il n’existe pas de gradation dans le célibat. On l’est ou on ne l’est pas. Mais quand-même : s’il était une discipline sportive, je serais certainement championne olympique et je me pâmerais dans les couloirs de l’existence avec ma médaille en or autour du cou.

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Le jour où j’ai découvert le monde du métal

J’avais promis que je vous expliquerais d’où provenait ma lampe de poche qui est tombée dans le grille-pain.

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Avec mes copines célibataires, on organise des PEH (Plans d’Elargissement d’Horizons).

Késako un PEH ? Clique ICI si tu veux mourir moins bête.

Et clique  si tu veux quelques exemples concrets.

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Ce soir là, pour notre PEH, on avait décidé de s’inscrire à un blind test.

De métal.

Alors qu’aucune de nous n’écoute de métal.

Je sais que cela peut sembler intriguant, mais c’est bien ça le concept, après tout : élargir nos horizons. Et nous, on avait naïvement pensé que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

« Un vrai courant d’air »

On a donc uni nos attitudes positives afin de former une équipe. Une team du feu de l’enfer (Vous voyez ? Je commence d’ores et déjà mon immersion en milieu métalleux)

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« Soirée blind test »

Mis à part élargir nos horizons, une soirée PEH a deux autres objectifs : briser les aprioris (ne nous leurrons pas, on en a toujours) et, but ultime, faire LA rencontre d’une vie. Ici : trébucher dans les ABL d’un type barbu qui porte une veste sur laquelle il est écrit en lettres de sang « Fuck Jesus » et qui porte des bagues en forme de dragons. (Je vous avais bien prévenus que j’ai le cerveau gangréné par des clichés en tous genres).

metalleux« Tu serais dispo vendredi soir ? »

Question aprioris, on pensait qu’on allait se retrouver avec huit autres tables dans un petit café pourrave le long d’une gare de chemin de fer et qu’on écouterait des extraits chantés hurlés par des sauvages et que, tout en observant la faune environnante, une petite mousse bien fraiche à la main, nous écririons de temps en temps dans une colonne « Marylin Manson » ou « les Hanson ».

« Je suis métal et je le reste »

QUE NENNI.

C’est que c’était du sérieux, cette affaire là.

Nous avions sous-estimé notre adversaire.

Il y avait, dans une immense salle des fêtes, des dizaines et des dizaines de tables. Des centaines de métalleux. Une foule. Un troupeau. Une horde.

Sûr qu’on allait faire tache, mais en gardant notre air le plus naturel, nous parviendrions certainement à nous fondre dans le décor.

« Je vois un tatouage tête de mort »

« Sympa, la petite sauterie »

Il nous fallait un nom d’équipe. En général, on se fait appeler  » Les petits poneys en foufette « , mais on a eu peur qu’on nous jette des bracelets à clous au visage, donc on a opté pour  » Les dark caniches « , ce qui a un peu plus de gueule et de mordant.

« Craignez-nous »

Ceci étant fait, nous avons rejoint la table qui nous était assignée et le jeu a commencé. Ils l’ont annoncé de but en blanc : il y aurait 7000 questions. Pire qu’un examen à l’Université. (Et non, je n’exagère JAMAIS).

Les questions ont commencé à défiler, nous laissant pantoises et silencieuses (chose rare, au demeurant).

Entre chaque manche, les résultats défilaient sur l’écran géant, rendant notre humiliation publique.

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On a un peu ri en notant ça et là « Joe Dassin » ou « Chantal Goya ». Mais en vrai, on ne s’amusait pas tant que ça.

C’est alors qu’ils ont annoncé que la première équipe recevrait des cadeaux, ainsi que la dernière.

Et cela nous a donné le sens du challenge : nous avons décidé d’en faire notre parti en essayant de terminer les dernières.

Et plus on restait les dernières plus on rigolait, ce qui a provoqué des regards de pitié de la part des autres joueurs, qui ne comprenaient pas bien notre trip.

A la fin de la soirée, après avoir rendu 30 pages quasiment vides, on nous a appelées à monter sur le podium car nous avions relevé le défi : être les lanternes rouges.

huer« Rentrez chez vous, les grognasses »

Dans le sac, il y avait des CD de chanteurs qu’on ne connaît pas, un beau T-shirt David Bowie (ce qui tombait bien parce que Tina est fan) et, vous vous en douterez, des lampes de poche qui finissent par tomber dans des grille-pain à en faire sauter les plombs.

Comme cela, vous saurez tout sur nos engagements visant à élargir nos horizons

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Grâce aux PEH, j’ai aussi fait du roller. Oui oui, cela mérite un clic.

 Le choix du matériel

 La roller parade

La banalisation des relations humaines

Il y a quelques années, voyant qu’avec les hommes je prenais des râteaux en série, cultivant de la sorte un célibat fort inquiétant, je suis allée voir une psy.

Contre toute attente, elle ne m’a pas prescrit des petites boules roses, mais m’a prodigué quelques conseils qui me servent toujours à l’heure actuelle (à l’heure où je continue à prendre des râteaux en série).

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« C’est mon karma, je crois »

Dans ces conseils, un en particulier a retenu mon attention.

Il parait que je dois banaliser les relations humaines.

En particulier celles avec les hommes.

Il semblerait que je m’emballe trop, et trop vite.

A moins qu’elle ne l’ait seulement sous-entendu ?

Toujours est-il que j’ai toujours gardé ce concept dans un coin de ma tête : « la banalisation des relations humaines », et que ça m’aide grandement.

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« Epousez-moi, Jean-Pierre »

Du coup, avec Mel et Nel, on a trouvé un nouveau jeu qui nous éclate. Trouver des exemples (criants) de banalisation.

On y joue toujours un peu avant que je ne file à un premier rancard. Ça aide à rester légère et détachée, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas démarrer sur les chapeaux de roue.

PAR EXEMPLE :

  • Je banalise, mais la chambre du petit, je voudrais qu’elle soit peinte en coquille d’œuf.
  • Je banalise, mais je crois que pour mon anniversaire, il va m’offrir un diamant monté sur une bague.
  • Je banalise, mais on va prendre un chiot.
  • Je banalise, mais j’ai déposé la liste de mariage chez Love-me-and-co
  • Je banalise. Je me demande juste si je rentre dans la robe de mariée que m’a cédée mon arrière-grand-mère.
  • Je banalise. Tu penses que Barbara viendra à ma baby-shower ?
  • Je banalise. Je parle en « nous ». D’ailleurs, nous banalisons.

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« Tout ce pastel me sied bien au teint »

Il est vrai que si je ne veux pas que Scully et Mulder me retrouvent dans mon studio dévorée par mon berger allemand, j’ai tout intérêt à changer d’attitude en me détachant un petit peu de la gent masculine.

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« Punaise, elle a morflé, tout de même »

Ça, par exemple, c’est mieux : 

 

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Ce que j’ai omis de dire à ma psy, c’est juste que je trouve dommage de vouloir banaliser ce qui, par essence, est tout sauf banal.

Mais je comprends où elle voulait en venir, bien entendu.

D’ailleurs, je sens que je vais y parvenir.

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