Le côté obscur de la force

Depuis quelques semaines maintenant, ma matinée de travail se déroule invariablement comme ceci : je pousse la lourde porte cochère de la bibliothèque et, les yeux encore endormis, le pas traînant, le souffle court, je monte une à une les marches qui mènent à mon bureau. Deux étages sans ascenseur, mon Everest à moi.

Je tiens à préciser que je suis l’une des premières arrivées, d’abord pour éviter les embouteillages qui me rendent chafouin, ensuite pour faire un pied de nez à Annie, ma cheffe qui se gausse toujours de moi car je souffre de devoir me lever alors que la nuit recouvre encore la ville entière.

Je déroule mon écharpe que je jette négligemment et qui tombe pile à côté du porte-manteaux et je me prépare un thé vert afin d’accompagner mon traditionnel pistolet-à-l’-ancienne-avec-du-beurre-du-fromage-et-des-œufs (suivez un peu, ceci est une saga).

Mes premiers collègues commencent à arriver et pointent le bout de leur nez dans mon bureau.

Bernie : « Salut Natha ! Alors ? Comment va le bébé ? »

Ute : « Coucou ! Hannah se porte bien ? »

Fabibi : « Ca va ? Le bébé est en forme ? »

Bernie encore : « Tu viendras me la présenter ? » « Moi ? Mais je ne sais même pas comment on transporte ces trucs-là ! ».

Même des collègues dont je ne suis pas spécialement proche me demandent quotidiennement comment va le bébé. C’est à tel point que je me demande si je ne fais pas un déni de maternité ou quelque chose de la sorte. Les gens s’intéressent tellement à ma nièce que j’ai l’impression que c’est moi qui vient de donner naissance à un être vivant après avoir eu des contractions pendant trente heures.

Et pourtant, je vous jure que j’essaie à tout prix de ne pas devenir la meuf qui bascule du côté obscur et qui entre en salle de réunion en s’écriant : « Je vais vous montrer les 223 photos de ma nièce ». (Il n’y a qu’avec ma copine Aline, qui est devenue tantine quelques jours avant moi, que je sais qu’on peut s’échanger des photos de bébés).

Je t’échange Roméo qui sourit contre Hannah qui fait caca

Donc cela vient d’eux, spontanément. C’est à croire que les gens s’intéressent VRAIMENT aux bébés. Mais pourquoi donc, bon sang de bois ?

Même si Hannah, d’après un pédiatre qui a beaucoup énervé ma soeur, est HP (ouais, sérieux, le mec, il déclare ça alors qu’elle n’a que quelques semaines), je ne vais quand même pas vous répondre « Oui, ça va, elle apprend l’italien », ou « Elle s’intéresse à la théorie des cordes », ou encore « Elle a reproduit la tour Eiffel avec ses Kapla ». Non, restez sur terre un instant : ma nièce lutte contre le sommeil, fait des gerbes de lait et parvient tout de même à faire un truc insensé, ça il faut le lui reconnaître : se chier dans le dos.

Je pourrais quand-même leur raconter la fois où Caro a cru que sa vie n’avait pas changé au point de ne plus pouvoir refaire les mêmes activités qu’avant et où nous avons décidé de faire une virée baby-shopping à Charleroi avec Célia.

Nous sommes arrivées à midi, alors on a commencé par s’installer dans un bar à nouilles (j’aime bien dire « baranouille ») et Hannah a bu son biberon. Quand elle a eu terminé, je l’ai prise dans mes bras et, en regardant bien dans la direction des personnes qui mangeaient me faisant face, elle a fait cette grande double gerbe de lait dont elle a la spécialité, devant les gens qui sont restés prostrés, les baguettes de nouilles figées devant leur bouche grande ouverte. Et comme l’un d’eux a fait une grimace de dégout, j’ai crié : « Bon appétit !!! » en rigolant, mais je dirais que cela n’a fait rire que moi.

Ensuite elle a tellement pleuré que nous avons fait demi-tour sans même mettre le pied dans le moindre magasin et Célia a déclaré : « Ce qui est pratique, avec ma Poupette, c’est qu’elle me fait faire des économies ».

Je pourrais leur raconter cela, pourquoi pas ?

Mais moi dans tout ça ? On ne me demande pas comment je vais ? Pourtant, moi aussi je fais mes nuits, même si j’ai eu quelques coliques. (Je souffre de dysenterie, mais ça, c’est une autre histoire).

Les joies corporelles de la maternité

L’autre soir, harassée par une journée de dur labeur, le visage encore maquillé en Maléfique mais qui a un peu tourné en Joker à cause de la transpiration, les cornes sur la tête (voir épisode précédent), je rentre à la maison, prête à poser mes doigts de pieds en éventail sur la table basse quand je trouve Mère portant Hannah dans les bras, en train de faire la danse de la pluie dans le salon.

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Je sais qu’étant donné que je rentre du boulot déguisée en Maléfique, je suis mal placée pour taxer qui que ce soit d' »original », mais tout de même, je reconnais que cela m’a plutôt surprise.

Les sourcils positionnés en oblique, preuves de son intense concentration, elle effectuait des petits mouvements avec raideur, pliant le genou gauche, se relevant, pliant le genou droit, reculant et pivotant et ainsi de suite, avec systématisme et détermination, apparemment prête à ce que la pluie s’abatte sur les moissons.

Hannah, déjà habituée à la folie familiale, semblait imperturbable, et Caro les observait, imperturbable elle aussi.

« Qu’est-ce que tu fiches ? », osai-je enfin demander en ôtant mes cornes.

« Je fais la danse de l’alcoolique ».

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« Ah ».

Je sais que Mère a une légère addiction au Pastis, mais pas de là à virer alcolo dansant sur le tapis plain, sa petite fille sous le bras. Donc je demande plus de précisions. « Et c’est quoi, la danse de l’alcoolique ? ». « La danse de la colique, patate », me répond-elle, comme si cela tombait sous le sens. « C’est une danse qui fait passer les coliques. La sage-femme nous l’a apprise ce matin alors je répète un peu. Mais ce n’est pas évident ».

J’aimerais bien que l’on m’explique d’où provient l’étymologie du mot « Sage-femme », car à ce moment précis, je lui aurais bien octroyé nombre d’adjectifs, mais certainement pas la sagesse. Soit.

C’est à ce moment-là que ma sœur a extrait une feuille de chou de son soutien-gorge en disant : « C’est vrai que ça fait du bien. pour soulager les montées de lait ».

Là je me dis : ça y est, je me suis gourée de maison, je suis à l’hôpital psychiatrique. Je me dis aussi que le manque de sommeil fait faire bien des choses aux êtres humains.

Et avec une pastèque, je fais un beau chapeau

« Montée de lait », voilà typiquement, parmi tant d’autre, un terme qui me fait grimacer.

Pour tout vous dire, j’ai toujours eu en horreur absolument tout ce qui se rapporte au corps. Parlez-moi de fluides corporels et je deviens blême, dites-moi le mot utérus et je défaille, décrivez-moi une intervention chirurgicale et je tourne de l’œil.

Évidemment, cela a toujours beaucoup amusé mes sœurs qui prennent souvent un plaisir sadique à me parler de douleurs menstruelles, d’estomacs en vrac et d’intestins qui se font la malle.

Or, la maternité n’est à mes yeux qu’une immense succession de sujets corporels, contrairement à la majorité des êtres humains qui semblent y trouver une source de joie et de ravissement, ce qui explique que l’Humanité continue à se reproduire.

Du coup J’ai toujours mis un point d’honneur à me tenir à distance respectable de tout ce qui concerne l’univers des bébés.

Etant dotée d’un instinct de reproduction proche de l’amibe, cette distance me vient naturellement et j’ai toujours été épargnée, même par mes amies qui sont devenues mères et qui savent que si elles me parlent biberon ou couches culottes je hurle à la mort ou m’endors la tête dans mes macaronis.

Mais avec la naissance de ma nièce, me voilà propulsée précisément dans ce monde que j’ai toujours pris soin d’éviter, découvrant peu à peu ses arcanes.

Parlons tout d’abord de la césarienne, joie parmi les joies.

Puisque l’accouchement n’a pu se faire par voie basse (vous voyez bien que je tiens malgré tout à utiliser les termes adéquats, afin que l’on ne s’y méprenne pas : ma sœur n’a point accouché par la bouche), les médecins ont eu recours à la césarienne.

Je sais ce que cela sous-entend : il faut sortir les scalpels et tout le tintouin, et trancher dans le bide pour aller en extraire le petit être. Je ne suis pas naïve. Mais j’aurais bien aimé, une fois de plus, que l’on m’épargne. Que l’on en reste là dans la description des évènements. Un simple : « Elle est née par césarienne ». Mais non. Il a fallu que Steph, qui accompagnait Caro à son accouchement, revienne de l’hôpital en me relatant les détails avec grande joie : « Ils ont trifouillé dans le ventre de Caro. Comme j’étais curieuse, j’ai regardé derrière le champ stérile. Tu aurais vu ça ! C’était une véritable boucherie ! Ils jetaient des choses sur le sol. Des outils, je crois. Et même des organes. Après, ils l’ont recousue en de nombreuses couches, un peu comme une lasagne ».

Merci, mais la lasagne était mon plat préféré, et je ne pourrai désormais plus jamais en manger avec la même innocence.

Il y a aussi les gerbes de lait.

Je donnais pour la première fois son biberon à Hannah et elle semblait se délecter en me regardant avec ses petits yeux en tête d’épingle, quand soudain une fontaine de lait est sortie de sa bouche. Une gerbe de lait plus grande qu’elle. Un tsunami de lait. Je l’ai soulevée en hurlant « Elle a fait une gerbe de lait ! » et ma sœur, qui nous observait, gloussait en disant « C’est normal, ne t’inquiète pas ».

Son bébé fait une gerbe de lait digne d’une scène de l’exorciste sur mon épaule et elle voudrait que je reste calme ?

Et bien entendu , je vous passe le chapitre sur le contenu de ses couches culottes car je vous ai déjà relaté dans l’épisode précédent qu’Hannah, dans sa grande mansuétude, m’avait carrément chié sur les mains, en guise d’amitié, apparemment.

Là encore, Caro m’a dit que je pouvais m’estimer heureuse parce que certaines personnes pratiquent l’hygiène infantile naturelle.

Jamais avare de connaissances, je lui ai demandé de quoi il s’agissait, ce que je n’aurais jamais dû faire car, à mon grand désarroi, elle m’a expliqué que certains parents, afin d’éviter d’utiliser trop de couches culottes et d’être en grande connexion cosmique avec leur progéniture, laissent leur bébé cul nu et essayent de deviner quand il doit chier et récoltent le devin nectar dans leurs mains. Apparemment, elle a exagéré et ils le mettent plutôt au-dessus des toilettes en essayant de ne pas le lâcher, mais le résultat est le même, à peu de choses près.

Non mais on en parle, du bébé susceptible de déféquer sur la moquette du salon ?

Dans la même veine de bobos-bio, il y a apparemment aussi celles qui ingèrent leur placenta, sous prétexte que les animaux le font (mon chien se lèche le cul est-ce pour autant que je fais pareil ?) et que c’est bourré d’omégas trois, choses que me procurent aussi facilement les noix et les sardines.

Cette histoire de bouffer son placenta me fait gravement penser au personnage d’Eugène Tooms dans X files, qui bouffait le foie de ses victimes et devenait tout jaune, mais je sais bien que mon obsession pour cette série a tendance à altérer ma vision du monde, et j’imagine que chacun fait ce qu’il veut en ce vaste monde, mais perso, le jour où vous me verrez me préparer un steak saignant de placenta servi avec sa petite sauce crémeuse aux girolles n’est pas venu.

Un placenta au p’tit déj et c’est parti pour une belle journée

Et je terminerai la liste non exhaustive des joies corporelles liées à la petite-enfance en vous disant que Caro s’est levée en disant : « Bon, je vais moucher le nez d’Hannah » et qu’elle est revenue avec un engin de torture qui apparemment s’appelle le mouche bébé et qui fonctionne très simplement comme un petit siphon qu’il faut enclencher en aspirant avec la bouche.

Là je suis restée un instant interdite, puis j’ai dit : « Tu dois beaucoup aimer ta fille pour lui avaler ses crottes de nez ». Et elle a répondu « Tu es bête, Natha ».

« Apprendre à aimer »

Apprendre à aimer

Ce 9 octobre, voyant les heures passer interminablement depuis l’entrée de Caro à l’hôpital 30 heures plus tôt, Mère, Adèle et moi-même avons fait mine d’aller nous coucher, même si nous étions trop excitées pour sombrer dans le sommeil du juste, sachant que d’un instant à l’autre, nous allions être propulsées respectivement mamy, moyenne tata et grande tata.

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Puis un Ding de messagerie a retenti : Hannah venait de pousser son premier cri, marquant son arrivée dans ce vaste monde. Il y avait même une photo qui accompagnait le message, faisant fondre mon cœur de pierre et faisant pleurer Mère à chaudes larmes, qui a déclaré : « Elle est tellement belle ». Ce qui est vrai, en toute objectivité bien-sûr.

Le lendemain, il a fallu ronger son frein jusqu’à 14 heures, heure des visites, en allant travailler comme si c’était un jour normal, tapant sur le système nerveux des collègues, basculant du côté obscur de la force en devenant la relou de service qui montre à tous ceux qui n’osent pas dire non la photo de sa nièce, vantant sa beauté subjuguante, alors qu’elle ressemble vraisemblablement à un petit Alien fraîchement débarqué sur Terre.

A 14 heures moins deux, je suis rentrée dans la chambre 116 où Père, fendu d’un sourire radieux doublé d’un air ébahi portait sa petite fille dans les bras.

Deux jours plus tard, c’était l’anniversaire de Caro, alors Mère est allée lui acheter des petits présents, ce qui est chose rare dans notre famille de radasses où l’on ne se fait jamais de cadeaux. Du coup, elle a ouvert des yeux grands comme des soucoupes en demandant pourquoi on lui offrait des cadeaux. « C’est ton anniversaire, ma chérie », a-t’on dû lui expliquer. La chose lui avait échappé. On a fait une mini fête, debout autour de son lit (les chaises étaient inexistantes), coincées comme des sardines dans cette demi chambre exigue, transpirant comme des sagouins car apparemment les bébés aiment les ambiances tropicales.

Caro s’était mise sur son 31, avec teint blafard, cernes sous les yeux, cheveux gras et des bas de contention qui, d’après Adèle, lui confèrent un air de Louis 14.

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Puis, quelques jours plus tard, il était enfin temps de quitter l’hôpital. Quand Adèle et moi sommes allées les chercher , une infirmière a demandé à Caro : « Alors ? Vous êtes satisfaite de votre séjour ? », ce qui nous a donné l’idée de créer une page « Maternité » sur Tripadvisor. Nourriture : dégueu, soins : TB, déco de la chambre : à chier, température trop élevée.

Histoire de prendre leurs marques et de se faire aider et choyer par la famille, la nouvelle maman et son bébé se sont installées à la maison.

Comprenez tout ce que cela a de perturbant pour moi, qui suis un être dont la vie entière est rythmée par l’Ordre et l’Habitude, tout l’inverse de ce qu’amènent ces petites créatures complexes créant Désordre et Chaos dans leur sillage.

La première nuit, en allant me coucher, j’ai écouté un CD d’hypnose pour maigrir avec sa tête, ce qui change un peu de maigrir avec son cul. Le Grand Gourou compte de 10 à zéro avant d’entamer une séance d’une vingtaine de minutes de suggestions positives vous chuchotant que vous avez un corps de déesse égyptienne. Mais je n’ai entendu que « 10, vos orteils sont lourds, 9, vos mollets sont lourds » avant de sombrer dans un sommeil profond.

Pendant ce temps, apparemment, Hannah a pleuré. Puis Caro a pleuré parce qu’Hannah pleurait. Puis Petite-Beauté a sauté par le vélux et elle a atterri dans le lit de Mère, une souris vivante entre les crocs. Mère a hurlé et a essayé d’attraper le rongeur qui a trouvé refuge derrière une étagère de l’atelier, l’obligeant a déplacer toutes les boites placées dessus.

Caro s’est levée, interpellée par le vacarme et a trouvé Mère à quatre pattes en train de vider ses caisses de peinture. Caro a proposé de piéger la souris dans une boite en carton et de la rejeter dans le jardin, ce qui a réveillé le chien qui dormait allongé en plein milieu de l’escalier.

Au matin, je me suis éveillée avec des écouteurs dans les oreilles, et je me suis demandé pourquoi il n’y avait plus rien après le chiffre 9. Peut-être parce que je m’étais endormie ? En tous cas, moi, j’avais « fait ma nuit ».

Je suis allée saluer ma nièce avant de partir travailler. Elle était lovée dans les bras de Caro, qui avait la figure déconfite. Mère était étendue dans la même pièce, endormie, la bouche entrouverte, respirant fortement. « Avez-vous passé une bonne première nuit ? » ai-je demandé, car je m’inquiète pour mon prochain. « On peut dire ça comme ça » m’a dit Caro. C’est dingue, ces gens qui ont le sommeil léger et qui se réveillent au moindre cri de bébé ou de souris.

Je suis allée travailler, et j’ai bien annoncé à tout le monde que malgré ma bonne nuit réparatrice, j’étais assez fatiguée en ce moment, et que du coup il fallait me ménager. Ce n’est pas simple d’être tantine, c’est un boulot à plein temps.

Et puis, ce soir, en rentrant du boulot, Caro m’a expliqué qu’Hannah faisait un « pic de croissance ». Avide de Savoir, je lui ai demandé ce que cela signifiait et elle a répondu : « Ce sont des jours où les bébés sont plus éveillés, ils mangent plus et chient plus ». J’ai dit que je pensais que moi aussi je faisais un pic de croissance, malgré les injonctions de mon Grand Gourou d’hypnose à manger moins, mais nous avons été interrompues car Hannah, fière de démontrer à ma sœur qu’elle avait raison, a commencé à lui chier sur les mains alors qu’elle ouvrait son lange. J’ai pris un air très dégouté et Caro m’a dit : « Tiens-lui les jambes pendant que je vais chercher des essuies » Et, dans la panique, je lui ai obéi. C’est alors qu’elle a donné un second coup d’envoi en me lançant un grand jet de diarrhée.

J’ai chanté « Apprendre à aimer » de Florent Pagny, ce qui est une chanson que chante Mélanie quand Hugo et Félix font des pics de créativité.

Puis, sur le lange, j’ai vu qu’il était écrit  » Love is the message », ce qui nous a fait très fortement rire, jusqu’à en avoir mal au ventre, et d’ailleurs, Caro s’est écriée :  » Je ris tellement que je crois que ma cicatrice s’est ouverte ».

Comme quoi, faut pas croire que la vie est de tout repos.