Islande·Mes peintures

Mes peintures islandaises

Sept toiles entamées durant mon séjour en Islande.

Validées par Happy-le-chien.

Il n’y a plus qu’à les terminer, maintenant 😉

Islande

Jour 9. Le monde des trolls

Pendant que je trainassais dans mon canapé en skaï (souvenez-vous : ambiance épisode de Colombo à la télé, syndrome du dimanche soir, nains de jardin et tueur à la pelle à déneiger) et que les copines apprenaient à Adèle quelques rudiments de peinture, Laurence, Colette et Mère ont emporté avec elles leur baluchon de peinture et sont sorties.

Chose inimaginable vu la température qui régnait dehors.

Un froid à vous glacer la moelle épinière.

« Un peu comme si on ouvrait un congélateur et que l’on entrait dedans », a précisé Adèle.

L’occasion encore d’inventer l’une ou l’autre nouvelle blague météorologique (c’est devenu notre passion).

La matin, dans les mousses, Mère et Anne ont vu foultitude de visages de trolls.

Anne me montrait quelques une de ses photos « Là, tu vois, il y a un troll ». « Ah bon ? » lui répondais-je. « Je ne vois que dalle ». « Mais si ! » s’évertuait-elle « Regarde. Là. Voilà ses yeux. Et là, c’est sa bouche, tu vois ? » « Vraiment pas ».

C’est que je n’ai aucune imagination, voyez-vous. Peut-être que si on me faisait passer un test de Rorschach, je déclarerais « Je vois une tache d’encre ».

Et puis Micheline s’est agacée : « Vous êtes encore dans vos histoires de crolles ? ». Je crois qu’elle aussi a les oreilles un peu bouchées, elle fait des tryphonades.

Et donc, quelques-unes sont parties à la chasse aux trolls.

Elles ont déclaré :

C’était bizarre.

Elles sont revenues avec :

  • Le teint pâle des personnes en état de refroidissement avancé et les dents qui claquent.
  • Quelques clichés que j’ai éhontément dérobé à Laurence pour vous les montrer.
  • Des nouvelles photos de trolls invisibles à deviner.
  • Et une conclusion à ce séjour qui, l’air de rien, commence à toucher à sa fin.

Ce qui est loin d’être faux.

Islande

Jour 9. La rivière noire

Aujourd’hui, nous sommes restées à la maison.

Nous avons traversé la rue et avons peint la rivière noire.

Je me sentais inspirée.

Comme toutes les prairies sont clôturées, Adèle n’a pas pu randonner. Elle est rentrée bredouille.

Et comme elle avait envie de faire quelque chose de productif, elle a suivi son tout premier cours de peinture.

En plein air en Islande, ça le fait bien.

On est rentrées pour boire une petite soupe qui a spité partout.

On commençait un peu à s’emmêler les pinceaux.

L’après-midi, Adèle a continué son œuvre, grâce aux conseils de Laurence et sous la surveillance experte de Micheline.

Un moment tranquille dans une ambiance « dimanche après-midi devant un épisode de Derrick avec un morceau de tarte au riz».

Si je dis ça, c’est peut-être à cause de la déco de notre pavillon de banlieue.

Islande

Jour 6. Un être s’éteint, un volcan s’éveille.

De la vulcanologie, encore.

En mode Haroun Tazieff qui aurait chaussé ses pinceaux.

Le climat est rude, je suis voûtée, fourbue comme une vieille femme de 90 ans, mais heureuse.