Sportive de haut niveau

Yoga : Les raisons de ne pas s’y mettre

En général, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas se mettre à une nouvelle discipline, surtout si celle-ci ressemble de près ou de loin à un SPORT.

Et si j’évoque ce sujet avec vous, c’est que j’en connais un rayon.

Parmi les bonnes raisons de ne pas se mettre au yoga, voici celles qui reviennent le plus fréquemment.

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« Je manque de souplesse »

Aussi vrai qu’il est vrai (cette tournure de phrase craint un peu) que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en pratiquant le yoga que l’on s’assouplit.

Pas de fausse excuse : Ce n’est pas parce que tu es aussi raide qu’un piquet de clôture qu’un Maître Yogi ne pourra pas faire de toi un futur spaghetti.

Les deux orteils dans le nez

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« Je ne peux pas, j’ai aquaponey »

Quand Sandrine vous dit qu’elle ne peut pas vous rejoindre au yoga le lundi matin parce qu’elle a aquaponey, cela ressemble à s’y méprendre à une excuse bidon, n’est-ce-pas ?

Eh bien, il ne faut pas juger trop vite car il se pourrait que ce soit vrai.

(Ne me demandez même pas où je suis aller chercher ça : c’est que j’ai plus d’un tour dans mon sac, savez-vous)

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« Cette discipline est trop saine pour moi »

Il est vrai que sur Instagram, on est bombardés en permanence par des profils de bombasses qui, la tête posée entre les jambes, se font péter de graines germées « trop rassasiantes » et qui boivent des eaux détox gingembre/concombre « trop yolo ».

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Bien-sûr, le yoga est sensé nous apporter un bien-être corporel qui nous inscrirait dans un cercle vertueux « bien dans mon body, je bois un green smoothie ».

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Attention aux vitamines

Mais merde à la fin, rien dans le règlement d’ordre intérieur du yoga ne vous interdit de vous envoyer une mitraillette sauce andalouse à la fin de la séance, accompagnée d’une petite canette de Red bull pour faire descendre le tout.

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« C’est trop calme, je suis trop nerveux pour ça »

Evidemment, que le yoga est une discipline calme.

Et je ne suis pas une grande spécialiste, mais je dirais qu’un de ses objectifs est justement de permettre d’aller vers plus de calme et moins de nervosité.

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Alors… Ai-je réussi à te convaincre que le yoga est aussi fait pour toi ?

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Le yoga : une philosophie de vie

Plus qu’un hobby (macramé, cuisine moléculaire, puzzles) ou qu’une gymnastique (69, brouette indienne), le yoga est une philosophie de vie qui, si elle est adoptée par le disciple, le conduira vers la lumière. (Bien entendu, je ne fais ici nullement allusion à « la Lumière » dans le sens christique du terme, mais plutôt à la lumière dans ce qu’elle a d’éclairant).

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Dans notre société consumériste, notre mode de vie est devenu contraignant et nous, pauvres petits individus pourtant pétris de bon sens et de spiritualité, sommes constamment écrasés, écrabouillés, réduits en bouillie par :

  • La sonnerie stridente du réveil à une heure où même les poules dorment encore.
  • Les embouteillages du matin et du soir ou les trajets en train, debout et serrés comme en 40.
  • Jean-Pierre, notre collègue lourdingue qui, debout devant la machine à café (nous empêchant d’y accéder) nous raconte son week-end qui semble tout sauf trépident.
  • Ces gens qui nous parlent de leurs enfants.
  • Nos drames personnels (mort d’un proche, divorce, crises d’angoisse).
  • Les dimanches où les enfants (ou les chats) nous réveillent à 5h40 en sautant sur notre lit.
  • Les cheveux qui se mettent mal et nous donnent une allure de dessous de bras.
  • L’addiction au sucre et les Dinosaursus sans chocolat.
  • Les intestins poreux.
  • Notre père qui nous sert des tomates tous les vendredis alors que ça fait 37 ans qu’on lui dit qu’on aime pas ça.
  • L’état de notre compte en banque dès le 8 du mois.
  • La pauvreté de l’offre sur le marché du beau célibataire quadragénaire.
  • Les radios qui diffusent Maître Gims.
  • Ces injonctions permanentes à la perfection (sois mince, sois sportive, adopte la parentalité positive, parraine un bébé gorille, deviens une famille zéro-déchet, deviens vegan et surtout reste-le).
  • Et par-dessus tout cela, le JT qui nous assène le coup de grâce (guerres, famines, Donald Trump).

Face à ces mille et une vicissitudes auxquelles personne ne réchappe, il est de bonne augure de s’accorder cette denrée devenue rare : du temps pour soi.

Et c’est précisément ce que vous propose le yoga.

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En effet, le yoga se situe à l’opposé de tout cela.

Il véhicule nombre de valeurs humanistes qui, sous la couche de tout ce qui vient d’être évoqué, dorment en nous :

  • L’amour pour nous-même et pour notre prochain.
  • La connaissance de notre corps et l’acceptation de ses limites.
  • L’Amour illimité.
  • La sagesse de Vishnou.
  • Le lâcher prise.
  • L’Eveil.

En conclusion de ce chapitre, je dirais que dans le yoga, comme dans toute philosophie de vie qui tienne un tant soit peu la route, il est important de s’éloigner du consumérisme ambiant pour se rapprocher de valeurs plus humanistes.

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Quelques notions de yoga

Comme tout un chacun, « j’ai mes problèmes » (manque de confiance en moi/manque de conscience corporelle/hyperphagie/humour pourri/deuil douloureux).

C’est pourquoi, en septembre, me souvenant de l’adage de Krishna qui dit : « Le yoga, c’est bon pour c’que tas », je me suis inscrite au cours que Mère suit déjà depuis quelques années.

Vu que je pratique cette discipline depuis plusieurs mois maintenant, je me sens tout à fait légitime pour vous inculquer quelques notions de base de cette philosophie millénaire à travers une série d’articles dont le premier numéro parait en ce jour de grosse glandouille.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe différents types de yoga (ou, si vous ne le saviez pas, eh bien, je vous l’apprends).

Moi, j’ai choisi le hatha yoga.

(Enfin, je n’ai pas choisi, c’est juste que c’est ce qui se donnait, et puis, je trouvais que ça collait bien avec mon nom).

C’est très simple à pratiquer. Il ne vous faut que très peu de matériel : Des bras, des jambes (et encore ?), des poumons, un vieux training souple (moi j’appelle ça un « pantalon mou » mais ma sœur déteste quand je dis ça), un tapis de sol, un plaid, un zafou.

Si je vous dis qu’il faut des poumons, c’est que le yoga s’articule autour de la respiration.

Il faut donc savoir inspirer et expirer, ce qui est très simple quand on le dit (moi, perso, ça me vient assez naturellement), mais une fois que l’on démarre, on se rend vite compte que notre respiration n’est pas ample.

Au début, j’avais le temps d’inspirer et d’expirer 18 fois sur le temps que les autres le fassent une seule fois.

Maintenant, je peux presque suivre un cours entier sans avoir l’impression que je vais claquer devant les autres élèves tel un chihuahua qui aurait une crise d’asthme.

Et ça, c’est vraiment appréciable.

Je sais qu’il est un peu tôt pour déjà refermer ce premier chapitre, mais bon, il faut bien laisser un peu de matière pour la suite.

Le chapitre suivant s’intitulera : »Le yoga : une philosophie de vie »