Humoriste de génie

Toutes les langues

Cyrillique. Je crois qu’elle voulait dire le cyrillique.

Artiste accomplie

Expo : Terre d’Islande

Je sais que la foule en délire n’y tient plus : Nous allons vous révéler les chefs-d’oeuvre réalisés en Terre d’Islande l’été passé.

Une exposition à quatre voix : Mère et moi-même aux pinceaux, Adèle à la photographie, et Catherine-ma-deuxième-maman qui agrémentera l’espace de ses sculptures.

Une aventure familiale à ne pas manquer car ce sera l’occasion de se retrouver autour d’un verre en engouffrant des poignées de cacahuètes enrobées . Puis, de vos doigts gras de paprika, vous pourrez caresser nos oeuvres et éventuellement nous en acheter pour contribuer à notre enrichissement personnel.

Nous vous attendons nombreux !

Botaniste en devenir

Le dark lagoon

Ce petit article date de ce printemps mais j’avais oublié de publier. Je m’empresse de réparer cette erreur.

Vous souvenez-vous que nous avons démonté l’étang du jardin de Mère ?

Sachez seulement que si nous détruisons un Empire, c’est pour mieux le reconstruire.

bricolegirls

Eh bien, figurez-vous que j’ai quelques petites anecdotes à vous relater à ce propos :

Catherine-ma-deuxième-maman est venue aider Mère à mettre les bords « de niveau », comme on dit chez nous.

Du haut de son jardin, Alain-le-voisin les observait et il leur a proposé de leur prêter un outil de géomètre. Elles ont accepté. Quand Mère a demandé à Catherine « Tu sais utiliser ça ? », elle lui a répondu « Non, mais je devrais réussir à comprendre comment ça fonctionne ».

Et, de fait, elle est parvenue à l’utiliser.

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Je ne comprends pas pourquoi les gens se tuent à suivre des formations de géomètre alors que c’est si simple.

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La bâche pesait environ cent kilos alors la famille Peers entière a dû s’y coller lors d’une réunion familiale.

Lorsque j’ai demandé à Marianne ce qu’elle pensait de la bâche, elle a répondu : « J’aime bien la couleur ». Un peu comme s’il y avait moyen de la trouver en rose.

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Quand je suis arrivée une après-midi, j’ai trouvé Mathilde, les pieds dans l’eau, en train de déplacer d’immenses cailloux qui avaient l’air de peser le poids d’un cheval mort.

On aurait un peu dit des travaux forcés mais elle avait l’air content, elle en profitait pour parfaire son bronzage.

On s’est souvenues que quand elles étaient petites, lors du remplissage du premier étang, mes sœurs avaient emporté leurs bouées et s’étaient baignées dedans.

Il faisait si chaud que, bien entendu, ça nous a donné envie de réitérer l’expérience.

On s’est donc immergées dans le Dark Lagoon.

On a nagé avec les salamandres qui n’avaient pas l’air le moins du monde perturbées par nos simagrées.

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Mère a ajouté un résident permanent : Boubou.

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Ensuite, pour tenir compagnie à Boubou, Mère est partie acheter 15 poissons rouges.

Elle les a lâchés dans l’étang où ils se sont ébroués allègrement, frétillants comme des gardons.

Le lendemain matin, tous les poissons avaient disparu.

Jason Bourne était revenu. Et il s’était fait un resto gastro du feu de l’enfer.

héron

Jason Bourne, le retour

Mère était désolée, mais moi j’avoue que j’ai un peu ricané.

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Le surlendemain, Mère est revenue du fond du jardin en courant dans ses bottes en caoutchouc. Les bras en l’air, elle s’écriait : « Les poissons ont ressuscité !!! C’est un miracle !!! »

Et de fait, les 15 poissons rouges étaient étrangement revenus à la vie.

multiplication des pains

Je peux aussi le faire avec du pain, si je veux.

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La semaine suivante, voyant que les poissons-zombies étaient toujours en vie et plein d’allégresse, Mathilde est revenue (cnfr Jacques Brel) avec un grand sachet contenant beaucoup d’eau et… un grand koï.

Petite Beauté l’a inspecté sous toutes les coutures, visiblement intriguée, mais, magnanime, elle a décidé de le laisser en vie et en un morceau.

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On est donc allées conduire Jean-Marie Chan (le frère de Jackie) jusqu’à son nouvel habitat.

C’est ainsi que vivent maintenant, en parfaite harmonie Boubou, Jean-Marie et les poissons rouges.

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Alors ? Elle est pas belle, la vie ?

 

Non classé

Je souffre de culpabilité morbide. Comme ma mère.

Cet article fait suite à celui-ci.

Je vous plante le décor : c’était un vendredi matin dans le Bureau Rock and roll (BRR).

Je rentrais de mon périple andalou.

Premier jour de reprise du travail (un vendredi, c’est rude, tout de même).

Ciel gris parsemé de quelques flocons de neige alors que je revenais du pays des castagnettes et de la sangria.

Dépaysement total. Jetlag complet. Loose intégrale.

gaston bureau

J’ai dit à Sophie C : « Sers-moi un thé bien fort. Je vais en avoir besoin ».

J’ai pensé : » La journée va être rude, moussaillon. Il faudrait, pour ta survie morale, que tu puisses te barrer (normal, pour un moussaillon) plus tôt que prévu cet après-midi ( Nous faire terminer à 16h30, non mais ils ne vont pas bien, dans cette administration ?) ».

J’ai voulu encoder ma récupération, tout en écoutant le doux bruit de l’eau qui bouillait. Pour encoder une récupération, il faut introduire sa carte d’identité. En ouvrant mon portefeuille, j’ai réalisé que ma carte d’identité était manquante.

J’ ai fouillé mon portefeuille.

Toujours pas de carte.

J’ai renversé son contenu sur le bureau.

Elle n’y était pas.

Je me suis dit qu’il y avait forcément une explication plausible à tout cela.

Comme je venais de prendre l’avion, j’avais dû la sortir et tout simplement oublier de la remettre à sa place.

Tous les jours, j’ai demandé à Sophie F. d’encoder mes heures pour moi. Tous les jours pendant à peu près deux semaines.

Ce n’est que deux semaines plus tard et après une remarque inquiète de Sophie F (« Tu n’irais pas déclarer sa perte ? ») que je me suis dit que peut-être, il serait bon que je m’inquiète de savoir où pouvait se trouver cette saloperie de morceau de plastique.

J’ai téléphoné à Mère en la soupçonnant (ou plutôt en l’accusant) d’être la responsable de cette disparition. Elle m’a dit « Non je n’ai pas ta carte d’identité. »

Et elle a ajouté « Mais est-ce que tu as regardé dans la poche de l’anorak que tu portais à l’aéroport? »

« Bien-sûr que oui » lui ai-je répondu.

J’ai raccroché le téléphone.

J’ai plongé ma main dans la poche de mon anorak.

Elle y était.

J’ai envoyé un message à Mère disant qu’elle avait vu juste, bingo.

Elle m’a répondu qu’elle avait l’habitude de ce genre de problème, parce qu’elle souffrait de culpabilité morbide elle aussi.

Jusque là j’ignorais que c’était héréditaire.

Et quand c’est génétique, voyez-vous, vous ne pouvez rien y faire.

Sauf peut-être souffrir en silence.

Et subir.

Non classé

« Andalousie, je me souviens » (1)

Avec Mère, nous avons entamé un périple d’une semaine en Andalousie. Nous y avons rejoint Geneviève (appelons-là tante Olympe), son amie de longue date, qui vit en Espagne et qui vient de s’acheter un pied-à-terre dans cette région.

Comme elle vit depuis presque trente ans au pays des castagnettes et de la sangria, Tante Olympe a une légère tendance à mixer le français et l’espagnol, créant ainsi une langue originale et un brin déstabilisante. Par exemple, en venant nous accueillir à l’aéroport, elle nous a demandé, d’un air vaguement inquiet : « Vous avez pris vos tarjetas ? ». Ce à quoi nous lui avons répondu un « Euh… » dubitatif.

Tante Olympe n’est pas du genre vantarde, mais elle s’est quand-même targuée de réussir une paella que ses voisins espagnols lui envient (il faut dire qu’ils se contentent de balancer dans une grande casserole à pression tous les aliments en une seule fois alors qu’elle applique consciencieusement la recette traditionnelle que sa belle-mère lui a transmise).

Je lui ai donc demandé de m’apprendre sa fameuse recette, afin de pouvoir à mon tour épater la galerie en « triomphant » (une expression espagnole décrivant ces instants où vos convives se délectent de votre plat, veulent se resservir, ne tarissent pas d’éloges, caressent de leurs mains sales leur ventre gonflé en émettant des grognements d’ours repu).

Toutes les trois, nous sommes parties faire les courses. Tante Olympe nous a dit : « Il ne faut pas oublier d’acheter des agneaux de poulpe ». Mère et moi nous sommes jeté un regard en biais, (un rien narquois peut-être) qui disait un silencieux : « Mais de quoi parle-t’elle encore ?! ». « Peux-tu nous préciser ce que sont des agneaux de poulpe ? » ai-je risqué. « Je veux dire des anillos de poulpe. Des anneaux. » Un long « Aaaah… » est sorti de nos bouches : ça percolait enfin.

Nous sommes rentrées à l’appartement afin de cuisiner cette fameuse paella qui nous faisait tant rêver.

Au moment de passer à table, tante Olympe nous a précisé : « D’habitude, on ajoute des cigales, dans ce plat-là. » Nos mâchoires se sont défaites. « Des cigales ?!!! ». « Oui » a-t’elle répondu. « Des grosses cigales entières ».  Il y eut un silence puis elle ajouta « Mais je n’en n’ai pas mis aujourd’hui ».

« Oh, ce n’est pas grave » a ajouté Mère, visiblement soulagée d’avoir évité les gros insectes dans sa resplendissante assiette.

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Ci-dessus : notre splendide création. Et, pour votre info, sachez qu’écrevisse se dit « cigalas » en espagnol. Ouf.

Artiste accomplie

Marie-Christine Huart expose

J’ai retrouvé dans les archives de ce blog un article datant de février 2010. Dedans, je me moquais allègrement de l’esprit profondément pessimiste de ma mère, esprit qui transparaissait dans les intitulés de ses toiles.

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Mais vous n’êtes pas sans savoir que j’exabuse toujours un chouïa et que je suis toujours prompte à me moquer de mon entourage. En réalité, les toiles de maman sont une explosion de couleurs, un régal pour les yeux et pour l’âme. Et il se fait qu’elles sont en ce moment exposées pour la première fois (le début d’une longue carrière ?) dans une galerie de notre riante cité.

C’est à Namur-city, galerie Space (14, place Lillon), et vous pourrez les voir tous les jours de cette semaine, jusqu’à samedi, de 14h à 18h. Et pour ceux qui aiment picoler, il y aura un drink dès 11h ce jeudi premier mai. C’est moi qui servirai à boire, sans renverser les plateaux.

prek toal

« Prek Toal » (réserve d’oiseaux au Cambodge)

J’en profite pour vous montrer quelques photos prises par ma talentueuse soeur, Adèle Peers.

momanVisite guidée personnelle en présence de l’artiste.

danielUn des nombreux admirateurs

grignoteLà on voit que je préfère manger des cacahuètes plutôt que de discuter avec ma famille

Bonne visite à ceux qui n’y sont pas encore allés !