Partir en cacahuète

« Le complexe du gastéropode » de Catherine Deschepper + Jeu sur les premières phrases célèbres

Où il est question de Marcel Proust, de premières phrases célèbres et de tabac. Et en sus, un petit jeu !

« Le complexe du gastéropode » , en une phrase : quatre auteurs sont sélectionnées pour participer à une résidence d’écriture, enfermés dans un château, et tout va partir en sucette.

De Catherine Deschepper, aux éditions Weyrich.

Lectures

« Ressac » de Diglee

“Ressac : nom masculin. Retour brutal des vagues sur elles-mêmes lorsqu’elles ont frappé un obstacle”. 

Ressac au sens propre, celui des vagues s’écrasant inexorablement sur les rochers, celui de la mer contemplée. Ressac au sens figuré, celui qui nous habite, celui de notre sang dans nos veines, celui de nos pensées, ce retour à soi-même obligé lorsqu’on percute la déveine. 

Ressac enfin de l’écriture, quand, sans cesse, il nous faut écrire puis retrancher, pour ne laisser que l’essence même des mots et leur poésie. 

« Ressac » de Diglee – Editions la ville brûle
Lectures

Atmosphère d’atmosphère

Ce livre, ce sont de courts extraits qui s’enchaînent les uns à la suite des autres, dans un format inédit. Un enchaînement de réflexions qui peuvent de prime abord sembler décousues, sans grands liens entre elles. Les réflexions jetées au visage du lecteur d’une femme en proie à la panique contemporaine, mais qui sait humour et raison garder. Foutraques au début, ces réflexions qui s’enchaînent font émerger des thèmes universels : interrogations sur le couple et la maternité, liens entre les humains, angoisses de l’apocalypse, survie dans ce monde qui semble avoir perdu la boule (et encore, il date de l’ère pré-pandémie). Le tout sur un ton résolument sombre et cynique qui n’est pas pour me déplaire. Une sorte d’ovni, donc, à lire lentement, par petits passages, un peu comme on savourerait une praline… à la liqueur. Je recommande.

“Un jour, je dois courir pour attraper le bus. Je suis tellement essoufflée quand je monte, je comprends que tous mes préparatifs pour l’apocalypse sont vains. Je mourrai dans les premiers, et de façon atroce.”

« Atmosphère » de Jenny Offill, aux éditions Dalva.