Peinture

Mise au net

20 juin 2022. On peut dire qu’ils en ont vu de toutes les couleurs, nos locaux de l’académie. Je veux dire… au sens propre (ou sale, c’est selon) du terme. Je veux dire, au sens littéral.

Entre les éclaboussures de magenta, les spitures de brou de noix, les coulées d’encre de Chine waterprrof, les dégoulinades d’oxyde de fer rouge, les coulures d’écoline bleu nuit et les taches de dioxazine de pourpre, on peut dire qu’à force, eux aussi étaient devenus oeuvres d’art à leur tour.

Mais aujourd’hui, avec les copines, on a transporté, monté, démonté, peinturluré, déballé, frotté, récuré. Le tout dans la joie, l’allégresse, les torrents de sueur et les fausses notes.

Puis voilà, nos murs comme nos sols sont enfin blinquants, rutilants, d’un blanc quasi immaculé (le blanc de zinc est plus couvrant), prêts à recevoir les travaux d’une année scolaire riche en enseignements et évènements.

Suite jeudi, Gary, pour le grand soir, celui du vernissage, avec Chipitos et Champomy, s’il-te-plait bien

lecture

Munch

« En vérité, mon art est une confession que je fais de mon plein gré, une tentative pour tirer au clair, pour moi-même, mon rapport à la vie … C’est au fond une forme d’égoïsme, mais je ne renonce pas à l’espérance qu’avec son aide, je parviendrai à aider d’autres gens à se comprendre »

Edvard Munch

lecture

« Yoga » d’Emmanuel Carrère

Emmanuel a fait carrière dans l’écriture et il pratique le yoga depuis des années. Il a suivi une retraite de dix jours de méditation. Son but : s’immerger dans le sujet afin de rédiger un livre positif sur les vertus du yoga. Mais la vie, cette chienne parfois, s’est rappelée à lui via la rechute spectaculaire d’une dépression sévère et le livre, tout naturellement, est devenu plus obscur, apparemment bien éloigné du yoga. A moins que ce ne soit cela, le yoga : une discipline qui nous apprend à quel point nous pouvons être une chose et son inverse, à quel point ombre et lumière se côtoient, et qu’il nous appartient d’expérimenter ces deux pôles.

« C’est une pratique familière du new-age, d’embrasser les arbres, de communiquer avec Gaïa la planète en caressant des arbres, et je me demande si les gens qui le font auraient l’idée de le faire si on ne leur avait pas dit que ça se faisait, que c’est une signe de sensibilité, de connexions avec la nature, de lâcher-prise, que sais-je ? Je me sauve de la tristesse par l’ironie. Ruse classique, à laquelle j’ai tant de fois recouru. »