peinture

Rivière gelée – Huile sur bois- 42×61 cm

Je sais, ce paysage n’est pas vraiment de circonstance, mais je suis en train de m’occuper de toiles que j’avais laissées un peu à l’abandon. Je les termine, je les photographie, je les poste sur mon blog, telle une personne organisée et consciencieuse.

N’hésitez pas à cliquer dessus pour une vision plus précise.

Saine de corps et d'esprit

En PLS au PPG

Mère est sportive. Elle suit des cours de trail dont elle rentre nuitamment, pleine de boue et trempée comme une soupe en s’écriant : « C’était génial ! On a dû monter et descendre la Citadelle 18 fois et on a sauté dans les flaques. J’ai l’impression d’être une petite grenouille ! ».

« Une grenouille sous amphétamines », tu veux dire ? Lui réponds-je alors, enfournant une bouchée de macaronis gratinés.

En plus de ses cours de trail, elle suit aussi des entrainements de PPG.

PPG, c’est l’abréviation de Préparation Physique Générale et, rien qu’au nom, on sent venir l’embrouille.

Un jour, Mère a emmené sa collègue Cindy avec elle au PPG et Cindy a souffert un tel martyre que le lendemain, elle a refusé de monter les escaliers qui menaient à son bureau, tel un vieux canasson à l’agonie, préférant l’ascenceur.

Je n’ai pas osé rire de Cindy, moi qui aime pourtant me gausser de bien des choses, car Mère m’a déjà expliqué en quoi consistaient les exercices et autant vous dire que ça m’a tout de suite refroidie, si bien entendu, l’on partait du postulat que cela eut pu m’intéresser un tant soit peu.

Mais la période que nous vivons est sombre à bien des égards et ce matin, j’ai décidé de devenir une autre femme, qui fait du sport et prend garde à ce qu’elle mange, histoire de resculpter mon corps de déesse de la fertilité.

Alors, quand Mère nous a dit que son prof donnait une séance en direct, Adèle et moi, toujours promptes à tester de nouvelles expériences, avons dit oui.

On a branché notre coach sur la télévision.

Happy nous a rejointes.

J’ai fait signe au coach.

Mère a dit : « Il ne peut pas te voir, Natha ».

« Ben merde alors. Si j’avais su, je serais restée en pyjama et je n’aurais pas rangé le salon »

« Tu es en pyjama et tu n’as pas rangé le salon »

« Ah oui »

Un bip a retenti.

Top départ.

On a dû trottiner sur notre tapis, de long en large. Avec les genoux en l’air.

Au bout de quelques minutes, Adèle a dit : « Je suis fatiguée ».

Mère a répondu : « Ce n’est que l’échauffement. Continue de trotinner ».

On devait avoir un peu de matériel. Une balle. On en avait pas. On a fait semblant de la taper contre les murs. Un élastique. On en avait pas. Alors on s’est enroulées dans des foulards. Une chaise et un coussin. J’ai trouvé ça cool, de faire du sport avec une chaise et des coussins.

J’ai vite déchanté.

Le chien se demandait ce qui nous arrivait.

Il m’a léché le visage alors que je tentais de faire des abdos.

Il est passé en dessous de moi quand je tentais de faire la planche.

Il a attrapé mon foulard avec ses dents quand je tentais de faire la grenouille ligotée.

Au bout de deux séries, Adèle a renoncé.

Il y en avait quatre.

J’ai tenu bon.

Un bip a retenti.

Fin de la séance.

Je me suis effondrée en Position Latérale de Sécurité sur le tapis du salon.

Happy aussi.

Kakou n’a pas spécialement apprécié la séance.

Quant à moi, je referai du sport sur chaise, c’est sûr et certain.

Sur chaise roulante.

chroniques littéraires

Maigrir sans régime – Dr Jean-Philippe Zermati – Chez Odile Jacob

Avec mes collègues confinés, on est en train de créer des avis sur les livres que l’on est en train de lire afin de les partager avec nos lecteurs. J’ai bien aimé l’exercice, que je poste ici. Pourquoi pas une nouvelle rubrique sur ce blog ? Les avis littéraires de Natha et Monaco 🙂

Si vous possédez une bibliothèque spécialisée en régimes de toutes sortes et que vous êtes devenue incollable en régimes paléo, kéto, dissocié, hyperprotéiné et en respectant les IG mais que votre silhouette ne s’en est visiblement pas inspiré, vous pouvez d’ores et déjà les oublier sur votre étagère pour n’en garder qu’un seul, au titre d’ailleurs prometteur : “Maigrir sans régime”.

Sorry, la couverture fait super peur

Dans ce livre, le Docteur Zermati, qui lui aussi est fatigué par les injonctions qui nous inondent en permanence (Il faut manger comme une reine le matin, comme une princesse le midi et comme une manante le soir / Ne regarde pas cette pâtisserie en vitrine où tu vas enfler comme un ballon / Il faut souffrir pour être mince / Surtout ne jamais sauter un repas / Et si j’essayais de dissocier les protéines des féculents ? / Et si je retournais à l’état sauvage pour croquer une biche crue ?) nous invite à nous auto-réguler, c’est-à-dire à réapprendre à écouter nos signaux parfois perdus de faim et de satiété afin de pouvoir manger de tout mais en temps et en quantités voulus. 

Facile à dire mais difficile à faire ? Il se peut que ce soit un long réapprentissage, mais il ne nous abandonne pas au milieu de ses explications physiologiques puisqu’il nous invite, par le biais de différents exercices, à mettre en pratique ces réflexes que nous avons perdus en cours de route.

En réalité, il ne parle que de bon sens et d’écoute de soi.

Un livre à dévorer sans plus attendre !