Magie de Noël

Faire le sapin

Une sœur qui tient à ce qu’il y ait un sapin dans le salon, une mère atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette et un chaton qui découvre les paillettes, je crois que cette année, tous les ingrédients sont rassemblés pour que je vous concocte une petite rubrique « Magie de Noël ».

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Commençons par le commencement. Ce jour où, fébriles, Mère et Adèle sont parties chercher le sapin. 

Quand, blasée par Noël, affalée dans le canapé au coin du feu, je leur ai déclaré « En tout cas, ne comptez pas sur moi pour venir avec vous », elles m’ont répondu « De toute façon il n’y aura pas assez de place pour toi dans la voiture quand on reviendra avec le sapin ».

Puis, dans une grande bourrasque de froid, elles sont rentrées dans le salon avec un sapin grand comme la Tour Eiffel.  J’ai ricané : « Maman… Comment veux-tu faire rentrer ça dans la maison ?! ». Elle m’a répondu « Je vais lui couper la tête » d’un ton à vous glacer les sangs.

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Adèle était excitée comme une sauterelle sous la pleine lune. Pendant que maman tranchait le tête de Sven, elle me dit : « Soeur, tu dois faire passer des chants de Noël, pendant que je décore la sapin ». Sentant que je risquais gros si je ne m’exécutais pas, j’obtempérai.

La voix de crécelle de Mariah Carey retentit dans le salon.

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Kodak-le-chaton regardait Sven d’un air paniqué.

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Ensuite, elles ont déroulé la guirlande lumineuse, mais elle ne fonctionnait pas super bien. On aurait dit que Marie-Charlotte l’avait rongée. Craignant un court-circuit, j’ai reculé. La guirlande s’est mise à émettre un drôle de clignotement, un peu comme s’il y avait des dératés dans son tempo. Craignant une crise d’épilepsie, j’ai détourné le regard.

C’est à ce moment-là que Kodak a eu un peu moins peur de Sven et qu’il a décidé de l’inspecter de plus près.

Quasiment au même moment, Mère s’est transformée en Marie-Christine-de-la-Tourette, comme cela lui arrive parfois.

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Rien à dire : l’ambiance de Noël commençait à nous gagner.

 

 

 

 

Enfants

O Grand Saint-Ni-cul-de-bois

J’aime bien le Grand Saint.

Ce grand vieux barbu qui se balade avec son âne et passe dans tous les foyers afin de délivrer bonbons et cadeaux.

« Peace Man, j’me la joue à la cool »

Lire la suite « O Grand Saint-Ni-cul-de-bois »

Mes illustrations

Cartes de voeux

Etant donné que je m’y prends toujours à l’avance dans tout ce que j’entreprends, mes cartes de vœux 2019 sont déjà prêtes.

Cette année, je vous en propose quatre différentes.

Elles sont au prix de 2€ pièce. Vous pouvez aussi commander des enveloppes colorées en ajoutant un euro supplémentaire par enveloppe. Je peux vous les faire parvenir à domicile pour 1€ de frais de port supplémentaire.

N’hésitez pas à passer commande ! 

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Rudolphe, le beau renne de Noël, semble ravi de passer les fêtes avec vous.

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Amenez une dinde, amadouez-la avec des petits pois. Voilà qui devrait combler les papilles de vos invités.

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Même si l’on vous offre le même cadeau chaque année, tentez de feindre la surprise et … offrez quelque chose en retour.

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Petit hommage à feu Johnny qui continue d’éclairer nos soirées. « C’est pour cela que le petit personnage est mort dans la boite d’allumettes ? » m’a demandé un enfant. Je vous rassure, il ne fait que dormir à poings fermés, lassé de ces interminables veillées de Noël.

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Mes peintures

Vernis pas sage

Jeudi, Mel-Bichon m’a envoyé un message disant : « Je suis tellement excitée par ton vernissage ! J’ai l’impression d’aller à une soirée New-yorkaise ».

Il est vrai que l’évènement était un rien mondain et a pas mal échauffé les esprits.

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Pour une fois dans l’existence, j’étais prête à temps, même pas à la bourre, raccord, tranquillou et tout et tout. J’aimerais vraiment le souligner.

Vendredi matin, j’ai bombé mes tableaux avec du vernis ; ultime finition, et, avec Mère, nous avons tout chargé dans la voiture. Nous avons dû ouvrir les fenêtres parce que nous nous sentions carrément shootées aux vapeurs de vernis. Malgré ces émanations toxiques, je pense que mon cerveau hyper performant fonctionnait encore car j’ai entendu un franc tomber et je me suis exclamée : « Tu crois que c’est pour ça que l’on appelle ça un vernissage ! Parce que l’on sent les odeurs de vernis ! » et Mère m’a répondu : « Cela tombe sous le sens, Hortense ».

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A peine avions nous pris possession des lieux que Catherine-ma-deuxième-maman est arrivée à vélo devant la vitrine. Elle est entrée franc battant et a déclaré : « Je viens vous donner un coup de main ». Ce qui n’est pas une chose qui se refuse en pareille circonstance.

Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais en deux coups de cuillère à pot, tous les cadres étaient au mur.

Je me souviens juste que j’ai voulu planter un clou, que j’ai eu très mal aux doigts et qu’elles se sont écriées en choeur : « Natha, tu ne touches à rien ». Alors je suis restée plantée là, les bras ballants pendant que mes mères (dit comme ça on dirait un peu que j’ai été élevée dans le mariage pour toutes) plantaient des clous, grimpaient sur des tables (on n’avait pas d’échelle) et me demandaient :  » Ca va, comme ça ? ». Et moi, je répondais « Oui » inlassablement ou parfois je disais « Un peu plus à gauche » ou « Un peu plus à droite » pour faire genre je sais de quoi je parle et j’ai un avis sur la question.

La fête allait pouvoir commencer.

J’ai enfilé mes habits de lumière.

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Sur Facebook, j’avais écrit que je me sentais excitée comme si c’était mon anniversaire et que mes camarades allaient arriver pour le goûter et m’offrir une figurine de Jurassic Park. Alors mes collègues se sont amenés avec les grands dinosaures en papier mâché qui trônent dans la bibliothèque. Il faut dire ce qui est : mes collègues sont toujours prompts à m’encourager, et lorsqu’il s’agit d’idées saugrenues, ils sont toujours présents.

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Ensuite, Père est entré dans la galerie et a fait son tour. Puis il est revenu vers moi et il a dit, avec son air de mécène : « Ce tableau-là… Je te l’achète ».

Oui, il était à peine 19h que j’avais déjà fait ma première vente. 

Alors j’ai commencé à me sentir un peu grisée par la gloire et cela m’a fait penser à une anecdote que m’avait racontée ma soeur Mathilde qui travaille dans un restaurant gastronomique. Elle m’a expliqué avoir rencontré un Chef qui lui a expliqué : « J’ai quarante ans, j’ai trois étoiles. Je suis au sommet de ma gloire. Je m’arrête ici ». Alors j’ai dit pareil aux invités, là, dans la galerie. Mais Milou a précisé : « Tu n’as pas encore 40 ans. Tu n’en n’as que 38. Tu dois dire : « Je me donne encore deux ans », ça sonne bien ». Donc j’ai rectifié le tir et donné cette version des faits.

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Il y avait un monde fou.

Que des gens attirés par le punch servi à la louche.

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Mais non, ce n’est pas vrai. (Il n’y a eu que de la bienveillance et des compliments, mais j’avais fort envie de glisser ce super tampon dans mon article).

Tout le monde était très enthousiaste.

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(Anouk Ricard je te vénère)

Il y a eu la famille, les amis, et quelques nouvelles rencontres superbes dont Anne et Isabelle, deux soeurs que je connais via Facebook et qui ont pris le train depuis Liège pour venir me voir « en vrai » et qui m’ont apporté elles aussi un dinosaure.

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Il y a aussi eu Carine, avec qui nous avons devisé de projets futurs.

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Que vous dire d’autre ?

Je ne m’y attendais pas spécialement, mais j’ai beaucoup vendu.

Mère, qui s’occupait de ma boutique, est venue me trouver et m’a chuchoté : « J’adore manipuler autant d’argent, ça m’exalte !!! » avec des yeux ronds comme des soucoupes et de la fumée qui sortait des oreilles.

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C’était tellement gai de vous voir, revoir ou rencontrer.

C’était tellement rassurant d’entendre autant de retours positifs.

C’était tellement grisant de vider autant de coupettes de mousseux.

C’était tellement stimulant de penser à la suite.

C’était tellement bon de devenir riche.

Je sens que je vais remettre ça bientôt 😉

 

 

Mes peintures

Sur mon nénuphar

Vous qui aimez les grands évènements culturels de notre époque, nul doute que vous apprécierez la nouvelle qui va suivre : Je vais organiser une exposition.

Elle s’intitule « Sur mon nénuphar » car, en toute modestie, je pense être la réincarnation de Claude Monet (Appelez-moi Claudine Monette).

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Enfin, en réalité, il faut rester calme car j’ai peint en tout et pour tout cinq tableaux sur le sujet.

Il y aura surtout des petites illustrations originales mises aux enchères.

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(Qui ne s’autodétruiront pas, je vous le promets).

Il y aura aussi : des cartes, des posters, du mousseux, des cacahuètes enrobées et, comble du luxe : les amis et la famille.

Prenez-en bonne note :

Ce sera le vendredi 23 novembre à 19h (vernissage)

Le samedi 24 et le dimanche 25 de 14 à 18h.

Rue des brasseurs, 47 à 5OOO Namur chez la magnifique Gabrielle Herbiet.

Au plaisir de vous y croiser ! (J’accepte les cartes Gold)

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Deuil

Chute libre

Le thème du défi Inktober était « chute libre ».

Autant vous dire que l’écho qu’il éveille en moi est ultra douloureux. Mais j’ai décidé de ne pas le contourner et de me l’approprier tout de même.

Qu’y a-t’il après la chute libre ?

Parfois, j’aime à les imaginer buvant du café fort en contemplant les pics enneigés. Tendant l’oreille, ils pourraient avoir vent de ce qui se passe ici : Tu sais, la vie est souvent un peu vide sans ton rire qui résonne, mais elle continue. On pleure un peu moins souvent, mais toujours au moment où on s’y attend le moins. Les larmes nous prennent parfois au dépourvu, comme votre départ. On apprend à faire sans. Comment fait-on pour apprendre une chose aussi impensable ? Peut-être en observant ce qu’il y a de beau ici bas… Notre grande famille est si belle depuis toujours. Nous essayons de prendre soin les uns des autres. J’habite ici. Il y a tes portraits sur les murs. Il y a un nouveau chaton très mignon. Le jardin est splendide. L’air de rien, les saisons passent. Nous sommes riches de tout ce que vous nous avez donné.

Je vous imagine entourés de montagnes, de chardons, d’edelweiss et de ciel bleu.

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Corse

Corse

Oui, je suis encore en vacances. Et sachez que cela ne fait que commencer.

Cette semaine, Père nous invite en Corse.

L’occasion pour moi de ressortir mon carnet de voyage.

Et l’occasion pour Père de tenir de grands propos philosophiques.