chroniques littéraires

Les piliers de la Terre de Ken Follett – Par Kakou, chat fouineur

Aujourd’hui, mon chat Akatek partage son avis sur sa dernière lecture.

Les piliers de la Terre. Page 777

Je viens de m’avaler « Les piliers de la Terre ».

Et j’ai du mérite, parce que c’est quand-même une sacrée brique de plus de mille pages.

Je pourrais faire de l’esprit et vous dire que c’est justement avec ce genre de brique que l’on a bâti les cathédrales mais cela sous-entendrait que je n’ai rien appris de technique pendant ma lecture, ce qui est loin d’être le cas. Parlez-moi de voûtes en plein ceintre, de transepts, de nefs et de choeurs et j’ai l’impression d’avoir été propulsé soit au cours de Madame Epineuse, en début d’après-midi, en pleine digestion, avec rideaux tirés pour les diapos et la petite sieste qui se profile à l’horizon, soit à une promenade en famille, quand ma tante Annette s’exclame : « Allons visiter cette cathédrale d’influence gothique » au moment où tout le monde rêve d’une petite mousse bien fraiche en terrasse.

Certes, Ken nous parle un peu d’architecture et, de ce point de vue-là, il n’échappe pas à la règle : il me fait bailler à m’en décrocher la mâchoire.

Mais l’essentiel de son propos n’est pas là. J’irais même jusqu’à dire que celui qui s’en bat les steaks des cathédrales peut trouver son bonheur dans cette saga. Car c’est une immersion – que dis-je – une plongée dans le Moyen-Age qu’il nous propose ici.

Ne pensant pas au départ être spécialement attiré par cette époque de l’Histoire, je me suis découvert, au fil des pages, une passion pour celle-ci. J’ai reniflé, tel un chat de gouttière, les odeurs dans les ruelles. J’ai observé les costumes, me suis remémoré les us et coutumes, jusqu’à l’organisation de la société.

Je ne vous fais toujours pas rêver ?

Alors j’évoquerai les caractères bien trempés, les personnages hauts en couleur, la grandeur d’âme, la noirceur tapie au creux des Grands Méchants, les femmes de poigne qui ne se la laissent pas raconter, les exploits, les rebondissements, suspense et dénouement.

En bref, une immense épopée qui se laisse dévorer, même par moi qui, comme je suis un chat lent, lit tout doucement.