Illustrations

Rêve

Une dernière illustration pour 2021 qui se clôture doucement… J’ai essayé pour la première fois de la gomme à masquer pour aquarelle. Une aventure étrange parce que mon produit était pourri et donc ne fonctionnait pas. Puis j’ai rectifié le tir, et je suis assez contente du résultat.

Et puis, comme je suis une femme organisée, j’ai créé une page pour mes illustrations de l’année. N’hésitez pas à aller les voir ou les revoir. ICI.

Psychanalyse

Le ver est dans la pomme

L’écriture de mon livre « Le ver est dans la pomme » prend peu à peu forme. Je m’attaque maintenant aux illustrations. Et il commencera certainement comme ceci :

Tu ne seras pas étonné si je te dis qu’il pleuvait à verse et que le ciel était d’un gris plombé. Que je n’ai pas osé faire un créneau sur la chaussée et que je suis allée me garer dans le parc situé plus loin alors que j’avais déjà trois minutes de retard à cause d’un accident de moto survenu sur la route. Barrage policier, mec plié par terre et tout et tout. Tu ne seras pas étonné si je te dis que j’ai foutu mon pied sur une dalle piège du trottoir et que l’eau glacée m’est remontée jusqu’à la cheville droite. Tu ne seras pas étonné de constater que tout était orchestré pour donner à mon rendez-vous une certaine saveur d’apocalypse. Tu ne seras pas étonné parce que, de manière générale, plus rien ne te surprend.

J’ai juré pour l’eau froide dans la chaussure. Poussé la porte d’un building lépreux à la façade noircie par les traînées de pots d’échappement. Me suis présentée au secrétariat. La femme dans son bocal a vérifié mon rendez-vous, puis m’a invitée à m’installer dans la salle d’attente. La pièce était sans âme, petite, juste deux chaises qui se faisaient face.
Je me suis assise sur la première d’entre elles, celle jouxtant la porte d’entrée. J’ai serré mon sac à mains sur mes genoux comme s’il pouvait me protéger de quelque chose de funeste. J’ai scanné les lieux du regard. La pièce était éclairée avec des néons, sans aucune fenêtre. Aux murs, un panneau interdisant de se trouver à plusieurs dans la pièce pour des raisons sanitaires, ainsi qu’un certificat prouvant que l’établissement est reconnu pour son excellente prise en charge de la santé mentale. Et surtout une grande affiche représentant un ponton donnant sur l’eau.
J’ose espérer que cette image est censée produire un effet positif sur les patients. Un effet relaxant, à la manière d’un bassin rempli de nymphéas ou d’un lever de soleil. Mais les flots sont gris, tout comme le ciel, et un léger brouillard enveloppe le tout, rendant le paysage sinistre. J’ignore si c’est en moi que quelque chose cloche. Mais si j’avais été sur ce ponton, sûr que j’aurais pris le décor pour une invitation à me jeter dans les flots lestée d’une grosse pierre plutôt qu’à organiser un pique-nique. Cette affiche, loin de me détendre du bulbe, m’a fait penser à ce qui survient inéluctablement lorsque l’on remonte un peu trop le fleuve : une barque vient lentement nous chercher sur des flots boueux, guidée par une silhouette de noir drapée, et nous emmène dans la brume jusqu’à notre destination finale, loin de la vie terrestre telle que nous la connaissions.

Je me suis aussitôt dit que si cette image faisait pareil effet à tous les dépressifs, c’était un miracle qu’ils puissent arborer le fameux certificat de guérison psychiatrique. Sait-on jamais. Il s’agit peut-être d’un stratagème pour fidéliser les patients. Tu passes une heure avec ton psy, tu réfléchis à la vicissitude de l’existence, au cours de la semaine tu parviens à relativiser grâce à ses conseils, puis tu reviens dans la salle d’attente et tu te retrouves à nouveau plombé comme pas permis, prêt à débourser cinquante balles pour exprimer à quel point ce ponton te file des angoisses.

Carnets d'atelier

Ambiances d’atelier

Ces derniers temps dans l’atelier :

Un peu de déménagement/réaménagement, autrement dit « foutoir »…

Le chef-d’oeuvre d’un enfant de deux ans…

Une illustration beaucoup plus grande qu’à mon habitude (presque un A3, je pense) …

Qui m’a donné envie d’en faire une autre, toujours un bord de mer, dont voici les étapes de réalisation.

J’ajoute ici d’autres images plus petites, plus anciennes, faites dans un carnet, sur le même thème, que je n’avais pas encore scannées si mes souvenirs sont bons.

Sans oublier que Laurence s’est cassée en Grèce pour la semaine mais qu’elle m’a laissé un peu de boulot à l’atelier de céramique…

Et, en bonus, un portrait de moi, vue par Sophie.

Carnets d'atelier

Mauve

D’abord un jet d’encre mauve aléatoire sur une grande feuille. Séparée en quatre pour quatre illustrations différentes.

Quelques croquis très sommaires pour se faire une idée du sujet…

Encre de Chine en action…

Puis bien entendu les crayons de couleur… Et l’affaire est jouée.

Il y a aussi un dessin que j’ai encadré pour Isabelle. Comme il était dans les mêmes tons, c’était joli, et dessus il y a des ancolies, pour la mélancolie.

Une fois terminées, j’ai mis mes réalisations bien à l’abri dans des pochettes, devant un grand dessin dont je suis très contente et qui représente un bord de mer.

Point de vue – 13×18 cm
Le toboggan – 13×18 cm
Attraction – 13×18 cm
Baignade – 13×18 cm
Mélancolie – 10×15 cm – Vendu
Carnets d'atelier

Inktober

Comme j’étais un petit peu en retard sur le challenge Inktober, je me suis rattrapée aujourd’hui en en faisant plusieurs. Deux thèmes ne me parlaient pas du tout (« main » et « symétrie »), je les ai donc remplacés.

J’en profite pour vous poster quelques photos d’ambiance d’atelier, ça faisait longtemps… Avec une petite visiteuse, le Pimousse en personne, qui met la main à la pâte.